ARTS DER
veux central de DÉJERINE et THomas /1909),nous voyons que les principaux centres trophiques des os et des articulations ne siègent pas dans les cornes antérieures ; les fractures spontanées, les arthropathies nerveuses sont exceptionnelles dans la paralysie infantile et la poliomyélite. Le véritable centre trophique des os et des articulations serait la corne postérieure ; ce qui va bien avec ce fait que les troubles osseux et articulaires se voient dans la syringomyélie et le tabès. L'étude anatomique des .voies de la sensibilité est tout à fait d'accord avec ces faits physiologiques, qui ne s’écartent en somme que peu de l'hypothèse de Cuscro qui suppose l’existence d’un centre trophique des os dans la substance grise au contact du canal central.
Qu'il existe donc un centre trophique osseux et que celui-ci siège dans les cornes postérieures de la substance grise, voilà qui semble infiniment probable.Que dans l’ectromélie et l’'hémimélie, les lésions médullaires prédominent sur ce cenire,quel’atrophie atteigne surtout la substance grise, que les altérations soient dans bien des cas comparables à celle de la syringomyélie, c’est un fait aisément constatable. Il ne s'ensuit nullement que la lésion de ce centre trophique soit primitive et causale. D'abord elle est inconstante ; de plus l'influence trophique dela moelle nes’exerce qu'après la naissance, comme nous l'avons vu plus haut en faisant état d’un exemple irréfutable.
Pour nous, nous n’hésitons pas à soutenir que l’altération médullaireest secondaire,consécutive à la malformation musculo-osseuse ; sa contingence ou tout au moins