A MES COLLÈGUES ET AMIS
L'absence congénitale de l’humérus constitue l'une des plus rares parmi les différentes variétés d’ectromélie. On ne relève en effet dans la littérature que douze cas de Ce genre environ.
Nous avons eu récemment l’occasion d'en observer un. Nous décrirons tout d’abord l'observation de ce sujet, puis nous verrons les particularités qu’elle présente.
I s’agit d’un d'homme de trente-cinq ans entré à l'hôpital Lariboisière pour tuberculose pulmonaire évoluant depuis un an et demi environ. Jusqu'à cette époque, il n'avait eu aucune maladie, il n'avait jamais interrompu son travail. A l’examen, au moment de son entrée, il présentait des signes de tuberculose cavitaire bilatérale en évolution.
Le malade n’a pas fait de service militaire en raison d’une malformation congénitale du bras droit.
A l'examen des membres supérieurs, en eftet, on constate une malformation importante du côté droit, alors que le gauche est indemne. Ce qui frappe, c’est d'une part le raceourcissement du membre, qui est deux fois plus court que celui du côté opposé, d’autre part son atrophie qui est considérable.
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Il semble que le membre supérieur droit soit constitué exclusivement par un bras et une main rudimentaire, l’avant-bras semblant totalement absent. L'épaule est atrophiée, la coracoïde el l’omoplate font des saillies très prononcées sous la peau. Il n'existe pas trace de muscles appréciables, on sent l'os immédiatement sous la peau. La circonférence du membre à sa partie moyenne est à peu près le tiers de ce qu'elle est du côté opposé au bras et à l’avant-bras, encore faut-il tenir compte ici de la maigreur très marquée du sujet, tuberculeux cavitaire, avons-nous dit.
La main est formée de deux doigts seulement, d'aspect sensiblement identique et analogue au médius du côté normal. Ils sont constamment à demi fléchis.
Tout mouvement spontané est impossible au niveau du membre droit; cependant la position des doigts permet au malade, lorsqu'il accroche un fardeau, de porter des poids assez lourds sans aucune gêne.
Les mouvements de flexion, d'extension, de pronation et de supination sont impossibles de même que les mouvements d’abduction. |
Il existe un degré très important de laxité ligamenlaire au niveau de lépaule, qui permet aux mouvements passifs une amplitude exagérée.
L'examen de la sensibilité né décèle pas de troubles: appréciables : le contact, la douleur, le chaud et le froid sont normalement perçus. La notion de position du membre est également conservée.
Les Iroubles frophiques sont peu marqués, si l’on excepté le refroidissement des téguments, surtout