DS PRINT
A la précision des mesures près, D semble indépendant de la concentration au-dessous de 0,002 0/0 avec pour valeur :
D — 140 sec-!.
Cette valeur ne concorde ni avec celle calculée à partir des dimensions mesurées au microscope électronique et de la formule de Perrin (D= 1 500), ni avec la valeur mesurée par biréfringence d’écoulement (D de l’ordre dè 0,8 (!)). On ne voit pas comment expliquer ce résultat dans le cadre des théories déjà existantes. En effet, comme nous l’avons déjà dit, le dichroïsme ne permet pas d'expliquer cet écart. Pour nous en assurer, nous avons fait des mesures en utilisant différentes longueurs d'onde sans observer de différences appréciables dans les valeurs obtenues pour D.
On pourrait invoquer l'existence d'interactions intenses, de type électrostatique par exemple, dues au fait que, dans nos expériences, les solutions n'étaient pas assez diluées. Cependant, il est difficile d'admettre que, dans ces conditions, on n’observe pas de différences
B sur les valeurs de D et de — obtenues quand on passe d’une concen-
tration de 0,003 0/0 à une concentration dix fois plus petite.
Il nous resterait à admettre que, dès que la solution diluée est mise en contact avec les électrodes, il se produit une agrégation quasi-immédiate des bâtonnets. Mais il est difficile de concevoir cette espèce de floculation instantanée et ne variant plus ensuite que très lentement au cours du temps.
Il y a donc un problème qui se pose et dont la solution requiert une étude approfondie de l'équilibre physicochimique entre les bâtonnets et les complexes encore peu connus qui forment la partie moléculairement dispersée de la solution.
(1, J. B Doxner. Résultat non publié,