CONCLUSIONS
En résumé, avec la méthode que nous venons de décrire, nous avons étudié l'effet Kerr des solutions de virus de la mosaïque du tabac, d'acide thymonucléique et de pentoxyde de vanadium. Nous avons mis ainsi en évidence les résultats suivants :
1° Pour des champs électriques peu intenses et aux faibles concentrations, la biréfringence est PRARanaeus au carré de la valeur du champ électrique appliqué ainsi qu’à la concentration. On en déduit
An pour le coefficient +, OUIDE=— ST les valeurs :
29 G. G.S. pour le virus de la mosaïque du tabac, 9,9 G. G.S. pour l’acide thymonucléique et :
8,9 GC. G. S. pour les bâtonnets de pentoxyde de vanadium.
Pour les champs électriques intenses, on observe l’apparition de la saturation de l'orientation, phénomène EN nb net pour les sols de V?0ï.
20 Les particules de virus de la mosaïque du tabac et d'acide thymonucléique ne portent pas de moment permanent et sont orientées par moment induit ou tout autre couple d'orientation s'exprimant par la même forme mathématique.
Les bâtonnets de V?O5 portent un moment permanent.
3° La constante de diffusion de rotation du virus de la mosaïque du tabac (540 sec!) est en excellent accord avec la valeur théorique calculée à laide de la formule de Perrin, surtout lorsqu'on tient compte de la polydispersité.
Grâce à la valeur de D mesurée pour les solutions d’acide thymonucléique, nous avons pu donner une idée de l’ordre de grandeur de la longueur de ces bâtonnets. Pour la solution étudiée, tout se passe comme s’il existait deux espèces principales de bâtonnets, l’une
correspondant à la longueur /— 2 700 À et l’autre à / — 3 800 À.
Enfin la valeur de D mesurée sur les sols de V?05 est en désaccord formel avec celle que l’on déduit des mesures des dimensions des bâtonnets au microscope électronique. Il est probable que cette discordance ne pourra être expliquée que lorsque nos connaissances sur la SAONE des sols de pentoxyde de vanadium seront plus approfondies.