‹ Contribution à l'étude de l'électrocardiographie chez l'enfant normal: Les dérivations standard; La quatrième dérivationChapitre 16 sur 30 · L'ESPACE P R · texte numérisé non relu

L'ESPACE P R

1°) Résumé des constatations antérieures

L'espace P R est plus petit chez l’enfant que chez l’adulte. Ce fait important pour lequel Hecur incrimine l'insuffisance de développement du faisceau de His est universellement admis, En vue de son application à la pathologie, il est étudié en général avec détails.

Un second point admis également par la majorité des auteurs, est l'augmentation régulière avec l’âge de la moyenne de P R.

Voici d’ailleurs quelques chiffres :

P R moyen de l'adulte : 0,18 à 0,20.

P R moyen de l'enfant :

— Pour BuRNETT et TAYLOR : 0,12 au-dessous de 8 ans, — Pour Lincorx et Nicozson : 0,136 de 3 à 12 ans, — Pour HAFKESBRING, DRAWE et ASHMAN :

0,124 au-dessous de 5 ans, 0,130 de 6 à 9 ans,

0,139 de 10 à 12 ans, o,141 de 13 à 14 ans.

— Pour SEÉHAM :

0,11 à 0,13 au-dessous de 13 ans, 0,18 au-dessus de 13 ans.

Burwnerr et Tayzor, enfin, admettent que vers 12 ans le chiffre de 0,18 est commun, alors qu'ils ne le notent que 2 fois avant 12 ans.

Les limites supérieures d’après l’âge sont diversement exprimées. Les opinions extrêmes sont Celles de HAFKEs- BRING qui ne trouve dans sa série qu'un seul cas de P R à o,16, concernant un enfant de 12 ans, et celle de Morriss Weiss, qui dans un travail sur le rhumatisme, admet pour terme maximum chez l'enfant le chiffre de 0,10. Pour les uns (HAFKESBRING, SHOOKHOFF, BURNETT), la treizième année semble constituer une limite, en ce sens que c’ést au-dessus de cet âge qu’on trouve, en général, des chiffres avoisinant ceux de l’adulte. Pour d’autres, tels que Lixcorn et Nicorson, des chiffres de o,18 et même 0,19 ne sont pas très rares entre 6 et i2 ans.

Au total, si les avis concordent tant pour le chiffre moyen de 0,13 à 0,14 que pour la croissance de P R avec l'âge, des divergences d'opinion apparaissent concernant les maxima enregistrés. Néanmoins, la majorité des

auteurs admettent que P R, au-dessous de 12 à 13 ans, n'excède pas 0,17.

o ; D ZE ; ; 2°) L'espace P R d'après nos constatations.

Selon nous, ce qui paraît intéressant en pratique, ce n'est pas tant la longueur moyenne de P R que la proportion de cas atteignant où dépassant le chiffre de 0,17 donné comme limite supérieure normale. Nous pensons,

par ailleurs que, dans une telle étude, il ne faut admettre que des sujets âgés de moins de 12 à 13 ans

* Nous constatons, en effet, que sur ro P R dont la me-

sure s’échelonne entre 0,17 et 0,19, 6 concernent des sujets âgés de 13 à 15 ans (r).

Parmi les chiffres élevés que nous avons trouvés audessous de 12 ans, mentionnons :

0,16 pour un enfant de 3 ans 1/2

0,18 pour un enfant de 4 ans

0,19 pour un enfant de 4 ans 1/2 o,18 pour un enfant de 10 ans

EN CONCLUSION, il est certain que P R est en moyenne, nettement plus court que chez l'adulte, mais il serait abusif de considérer le chiffre de 0,18 comme anormal chez l'enfant quel que soit son âge, même s’il a moins de 10 ans.

(x) Cette remarque, jointe à celle çoncernant l’inversion de T en D 4, que nous exposons plus loin, nous fait supposer que cet âge de 13 ans constitue un stade important du point de vue de l’étude électrique du cœur. La puberté doit jouer ici un rôle comme elle en joue un dans bien d’autres domaines (morphologie, tension artérielle,

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