DEUXIÈME EXPÉRIENCE
A un second lapin on a fait absorber parla même voie que pour le premier 1 gramme de sous-nitrate de bismuth® PUR, mis en suspension dans 30 centimètres cubes d'eau distillée. Pendant les huit jours qui suivent cette absorption l'animal se porte très bien. Les jours suivants nous donnons le sous-nitrate de bismuth en suspension dans la solution lactique à 2 pour 1000. Au bout de quatre jours, les urines du lapin commencent à renfermer de l’albumine, dont la proportion trouvée va en augmentant. Dans le dépôt on ne tarde pas à apercevoir des cylindres granuleux, indice de néphrite. L'animal meurt par accident le vingt-cinquième jour de la mise en expérience. À
A l’autopsie, on retrouve les mêmes lésions du côté des reins que celles observées pour le premier lapin. Présence de bismuth dans les glandes parotides et le foie.
Nos expériences viennent donc corroborer les faits théoriques que nous avons étudiés, à savoir que l’acide lactique en solution très étendue et malgré la présence de chlorure de sodium dans la sécrétion gastrique, peut dissoudre des traces de bismuth. Une administration prolongée de ce sel pur, exempt de carbonate de chaux, peut par suite amener une intoxication lente dont le principal symptôme semble être de la néphrite interstitielle. Ces phénomènes seront susceptibles de se produire dans certaines formes de dyspepsie avec production d’acide lactique résultant de fermentations secondaires.
Nous devons ajouter que ces expériences viennent seulement à l’appui de nos idées, mais ne peuvent donner exactement la mesure de l’intoxication dans