MÉTHODE D’ANALYSE EMPLOYÉE
Les urines à examiner ont tout d’abord été évaporées jusqu’à ce que leur résidu présente une consistance pâteuse. À partir de ce moment nous avons traité cet extrait suivant une méthode dérivée de celle de M. Pouchet (indiquée par MM. Dalché et Villejean dans la note citée plus haut): au résidu aussi réduit que possible on ajoute de l’acide azotique concentré que nous laissons agir quelques
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heures à froid ; puis la masse totale est soumise à une dessiccation à chaud commencée au simple bec bunsen et terminée par coupellation au chalumeau. On obtient ainsi des cendres blanches que l’on dissout dans 10 à 20 centimètres cubes d'eau distillée légèrement acidulée par de l'acide azotique. A cette solution filtrée on ajoute 1 ou 2 centimètres cubes du réactif de Léger-Aubry. Voici la composition et le mode de préparation de ce réactif tels qu'ils ont été indiqués par M. Aubry dans une communication faite à la Société de Pharmacie de Paris le 9 novembre 1921:
Dissoudre 1 gramme de sulfate de quinine dans 10 centimètres cubes d’eau distillée en s’aidant de IIT à IV gouttes d'acide sulfurique ; ajouter 2 grammes d'iodure de potassium ; compléter à 100 centimètres cubes.
Ce réactif est très sensible : grâce à lui on décèle facilement la présence de 1 gramme de bismuth dans 600.000 grammes d’eau. Il donne un précipité rouge très caractéristique et très visible même en très petites quantités à cause de l'intensité de sa coloration. Un seul écueil est à éviter : le réactif de Léger-Aubry donne un précipité jaune rouge avec les sels de fer. Bien que cette couleur soit différente de ceile que l’on obtient avec le bismuth, il est bon de la connaître. Pour l'éviter il suffit d’ailleurs de ne pas se servir de pince en fer au moment de la coupellation.
Haye
Expérience N° x
Le sujet a préalablement ingéré trente centigrammes de bleu de méthylène en cachet. L'élimination du bleu a été suivie d’abord d'heure en heure, puis à des intervalles plus espacés. Le chromogène est apparu normalement à peu près vingt minutes après l’ingestion ; les urines étaient très bleues au bout dela première heure. L’élimination complète a demandé deux jours et demi. Cette épreuve terminée, le sujet à absorbé 10 grammes de sous-nitrate de bismuth chimiquement pur, à 8 heures du matin, à jeun, après avoir vidé sa vessie. Les urines ont été recueillies à midi, à 16 heures, à 20 heures et à minuit, puis le lendemain à 9 heures et à 14 heures. Ces divers échantillons d'urine ont été portés au laboratoire et analysés suivant la technique indiquée plus haut : dessiccation, réduction en cendres blanches à l’aide d’acide azotique, reprise par l’eau acidulée et essai au réactif de Léger-Aubry. De tous les échantillons prélevés, un seul, celui de 16 heures, nous a donné le précipité rouge orangé caractéristique, et encore ce précipité était-il peu abondant
et peu visible. |
ExPÉRiENcE N°2
Dix jours après la première expérience le même sujet ingère à 9 heures du matin, au début d’un léger repas composé de café au lait et de pain, 50 grammes de sous-nitrate de bismuth. Les urines sont comme la première fois recueillies toutes les quatre heures, sauf pour la première miction qui a lieu à midi, trois heures après l’ingestion du sous-nitrate. L'analyse de ce premier échantillon ne révèle pas d’une façon certaine la présence du bismuth ; mais avec les urines de la septième heure, on obtient de façon nette la précipité caractéristique. Nous n'avons pas analysé chacun des échantillons suivants, à cause des diff. cultés matérielles que nous avions alors à surmonter. Nous avons en eflet effectué ces recherches au mois de juillet