CONCLUSIONS
Le bismuth-métal et ses différentes Combinaisons chimiques se sont montrés au cours des essais entrepris depuis plus de deux ans d’une efficacité que personne à l’heure actuelle ne met plus en doute ; mais si la généralité des praticiens est persuadée que le bismuth injecté est un puissant antisyphilitique, il restait à démontrer qu'un sel insolubleest capable, par ingestion d’avoir une action analogue.
Autrement dit, nous avons recherché si vraiment, comme lécrit M. le Dr Milian, le sous-nitrate de bismuth qu’il donne en cachets associé au calomel a une action antisyphilitique propre. Il fallait, pour que la réponse soit affirmative, obtenir la preuve que le bismuth de l’azotate basique ingéré passe en partie dans la circulation sanguine. Or nous avons retrouvé ce métal éliminé en quantité variable dans les urines. N'est-ce pas la preuve qu’il a partiellement traversé la muqueuse du tube digestif ?
Cependant il convient d’être prudent : notre quatrième expérience, corroborant les recherches de MM. Gérard et Daumic, montre la possibilité d’une intoxication dans certaines conditions.
L'administration de sous-nitrate de bismuth en