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2, Voir chapitre VI.

limite de l'embryon, cesse nécessairement au bord interne en fer à cheval du proamnios, par suite de l'impossibilité de l’incorporation, à l'embryon, d’une région dépourvue de mésoderme.

D'où l’on voit immédiatement :

fe Que la cavité pariétale est bientôt entièrement embryonnaire, par suite de sa délimitation par le bord interne du proamnios.

20 Que le cœlome qui contourne le bord externe du proamnios est annexiel, extra - embryonnaire et rien qu’annexiel; c'est la région appelée par Ravn : cœlome péricéphalique extra -embryonnaire.

30 Que le cœlome, caudalement situé par rapport aux cornes du proamnios, en arrière de À et A’, est embryonnaire dans ses parties internes, extra -embryonnaire dans- les autres, si bien que la seule limite entre les premières et les secondes est l’existence du sillon, lequel n’est nullement un obstacle pour passer des unes aux autres. Cette région du cœælome représente les cavités du tronc.

En somme, les cavités du tronc sont une sorte de carrefour se prolongeant cranialement dans le reste du cœlome : si l’on prend la voie interne, on reste dans le cœlome embryonnaire, et, si on suit la voie externe, on passe en dehors du proamnios, on est extra-embryonnaire (1), dans le cœlome péricéphalique.

Et ces deux voies dirigées vers la tête : la première embryonnaire et la seconde extra -embryonnaire, sont séparées l’une de l’autre par une sorte de cloison qui comprend : 1° la bande mésodermique indivise qui borde intérieurement le proamnios ; — 2° le proamnios lui-même; — 3 la bande mésodermique non clivée qui circonscrit extérieurement le proamnios.

1. Voir fig. 2 (en couleurs) où cette bifurcation est particulièrement nette, Considérer aussi fig, 1, 3, 4.

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Or la bande mésodermique interne et la bande mésodermique externe se réunissent au niveau des cornes du proamnios en À et A’ sous un angle dièdre ouvert cranialement (1). — Cet angle, vu par son sommet, donne l'impression d’une pile de pont contre laquelle vient se diviser le courant d’une rivière. En amont, le courant est unique : il représente le cœlome commun (embryonnaire et extra -embryonnaire) au niveau des piles du pont, on a deux bras de rivière : l’un interne qui est l’image du cœlome embryonnaire: cavité pariétale, l’autre externe, figurant le cœlome extra - embryonnaire dans sa portion péricéphalique (2).

Cependant le cœlome est divisé en une partie droite et en une partie gauche, et sur la plus grande longueur de l'embryon cette division n’est pas seulement fictive, elle est constituée par l'existence d’une vaste lame mésodermique indivise, qui représente une sorte de très large et très longue pile de pont. Cette lame que le clivage a toujours respectée persistera, en partie au moins, comme union de la splanchnopleure à la somatopleure dorsale, c’est-à-dire du tube digestif à la paroi dorsale du corps. En cette qualité elle jouera le rôle de mésentère dorsal et entrera dans la constitution du diaphragme lui-même, d’où la raison de sa mention ici; Von Baer l’a nommée lame mésentérique, Remak : lame médiane ou moyenne, Balfour : masse cellulaire intermédiaire, His : pièce radiculaire : c’est la désignation qui sera conservée dans la suite de cet opuscule (3).

La pièce radiculaire doit son origine à la loi de symétrie qui régit les premiers phénomènes du développement et fait que les ébauches du cœlome, elles aussi, apparaissent sous forme de cavités paires situées l’une à droite et l’autre à gauche et à égale distance de l’axe médian. On remarquera

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