LES PREMIERS RUDIMENTS DU DIAPHRAGME
Ainsi, dans le chapitre premier, les seules cloisons primitives examinées sont :
1° Celles qui, situées à l’extrême limite du mésoderme embryonnaire, longent le bord interne du proamnios (visible ou invisible) (1).
20 Celles par lesquelles passe l’axe médian de l’embryon étalé : pièce radiculaire (de His), ou mésentère dorsal primitif (2).
Elles délimitent et circonscrivent la cavité pariétale (de His), qui, par suite, a la forme d’un fer à cheval; mais elles n’obturent pas caudalement ses branches latérales ou canaux communicants (de Ravn) (3).
Il existe donc d’autres cloisons qui ferment ces canaux communicants et isolent complètement la cavité pariétale du reste du cœlome, autrement dit entrent dans la constitution du diaphragme.
1. Voir fig. 3 (en couleurs hors texte) la bande marquée 1. Considérer aussi les fig. 4 (en couleurs) et fig. A (en noir).
2, Voir fig. 2 (en couleurs). Prad. et fig, 1 (en couleurs) où l’on voit du méso derme non clivé entourant la moelle.
3. Voir tig. 1, 2, 3 (en couleurs), dans lesquelles le cœlome embryonnaire au niveau des points À et A’ n’est interrompu par aucune cloison.
Quel est leur mode d'apparition ? Sont-elles primitives, comme les premières, dont l'existence nécessaire n’a été contestée à aucune période du développement? ou secondaires, apparues à l'endroit même où le cœlome avait précédemment été déjà constaté ?
Les réponses varient suivant les auteurs et seront précisément examinées dans ce chapitre.
Par le fait, nous entrons dans l’étude de l'embryon lui-même et de ses cavités; aussi est-il bon de définir exactement le sens des expressions qui seront désormais employées. En effet : certains ne distinguent pas, dans les attitudes des diverses parties du corps, l’état embryonnaire de l’état adulte, et pour eux l’homme a toujours la tête en haut, le lapin toujours la tête en avant. — D'autres décrivent l'embryon comme couché sur la vésicule blastodermique, et qu’il soit homme ou lapin, lui attribuent les mêmes adjectifs.
C’est pourquoi, à l’exemple de Ravn, il me paraît plus rationnel de ne pas employer des termes qui marquent des directions dans l’espace, mais de prendre des expressions qui expriment seulement des rapports avec des parties permanentes de l’embryon lui-même, en sorte que, malgré ses changements de position, elles restent constamment vérifiées.
Donc, dans la suite de cette thèse (en dehors des citations,
naturellement).
Au lieu de en avant, dans le sens de antérieur, du côté du ventre, on verra le mot ventral » en arrière, » » postérieur, » dos, » » dorsal » en haut, » » supérieur, » tête, » » cränial » en bas, » » inférieur, » queue » » caudal Les adjectifs : central, médian, interne seront considérés comme de même valeur. » périphérique, latéral, externe » » » »
Pour les annexes, on conservera les mots : en avant, en arrière, précisément parce que leurs rapports avec la tête ne demeurent pas fixes.
Le tableau ci-contre montre la concordance de certains termes employés par'les divers auteurs.
Or la raison de ces variations dans les désignations doit
souAuouis