‹ Contribution à l'étude de l'embryologie du diaphragmeChapitre 18 sur 77 · CT N · texte numérisé non relu

CT N

{orme de cylindre », ou de cercle sur des coupes, seulement dans sa partie crâniale, et, au contraire, il se présente sous l'aspect d’ « une fente étroite » à son extrémité caudale, précisément dans la région où se fait l’envahissement du mésoderme. De plus, le cæœlome est fréquemment interrompu par maints « cordons transversaux » qui unissent la splanchnopleure à la somatopleure et sont des « vestiges » de leur primitive union. Ces cordons transversaux, sortes de stalactites d’une grotte ou piliers de soutènement d’une galerie souterraine, sont en nombre qui varie en raison inverse de la hauteur du cœlome, c’est-à-dire qu'ils ont disparu à l'endroit où ce dernier est cylindrique et qu’ils abondent au contraire dans sa région fissuraire. Or tel est précisément le phénomène qui se produit lorsque deux surfaces rigides, recouvertes d’un enduit visqueux, sont primitivement amenées au contact, puis sont peu à peu écartées l’une de l’autre: l’enduit qui constituait leur adhérence s’étire alors en filaments (images des cordons transversaux) dont le nombre se réduit progressivement en raison même de l’accroissement de la distance des deux surfaces. Or, si ce mouvement de séparation est angulaire et s'opère autour d’un axe représenté par l’un des bords de ces surfaces (comme se fait l'ouverture d’un livre) les filaments qui les unissent sont d'autant moins nombreux que l’on s'éloigne davantage de cet axe, et même finissent par disparaître en totalité dans une certaine région. Cette région privée de filaments, image du cœlome cylindrique non cloisonné, s’accroît naturellement aux dépens de celle où ils persistent, laquelle représente le cœlome fissuraire subdivisé.

En effet, comparé à l'embryon précédent: (4 protovertèbres), l'embryon de 7 protovertèbres, semblable à celui de 8 jours et demi, de Külliker, possède un cœlome cylindrique plus long en direction crânio-caudale — et aussi des cordons transversaux en moins grand nombre, constatés seulement dans la partie la plus caudale, en forme de fente.

De telle sorte que, si dans toute la région pariétale, examinée particulièrement, la splanchnopleure pouvait s’écarter suffisamment de la somatopleure, la totalité des cordons transversaux disparaîtrait et l’on n'aurait plus qu’un cœlome, sans cloisonnement intérieur, aussi bien dans sa partie impaire : cavité pariétale proprement dite (de Ravn), que dans sa portion paire et symétrique : canaux communicants (de Ravn).

Mais un autre facteur intervient: c’est l'existence des veines omphalomésentériques.

Action des veines omphalomésentériques.

Ces veines sont le résultat de la transformation en 2 tubes du tissu déjà désigné par von Baer (1837) sous le nom de feuillet vasculaire, lequel feuillet comprend un ensemble de cellules se colorant fortement et situées entre la lame mésodermique splanchnopleurale et l’endoderme, dont elles paraissent être une simple dépendance (1). Par suite de ces rapports, le feuillet vasculaire ne peut s’accroître en épaisseur qu'en écartant l’un de l’autre les tissus qui l’enserrent: endoderme d’un côté, lame mésodermique splanchnopleurale de l’autre.

Or, avant l'apparition du cœlome, d’une part, cette lame mésodermique est accolée à la somatopleure, appuyée ellemême contre les tissus maternels, et par conséquent elle ne peut subir aucun soulèvement ;— d'autre part, l’endoderme ne se déprime pas localement en une évagination centripète (par rapport à la vésicule ombilicale); mais par le fait même de la réduction continue de cette vésicule, et parce qu'il est étendu à sa surface, il est entraîné en masse vers son centre, progressivement, et s'éloigne de la somatopleure, laissant ainsi de l’espace et du jeu pour des plissements ou des évaginations de la lame splanchnopleurale.

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