Voir fig. 3 (en couleurs). Cd et Og
dons transversaux persistants sont désignés par lui sous le nom de ponts d'accolement (1).
En somme, on peut dire : la condition de la formation de plis dans la lame splanchnopleurale est l’apparition du ccœælome ; et une des causes de cette formation est le développement du feuillet vasculaire en une région localisée.
Le pli, dû au feuillet vasculaire, où la lame mésodermique est « cintrée », a été nommé par His feuillet cardiogène. La partie de cette lame non en rapport avec les vaisseaux reste en contact avec l’endoderme et par suite conserve son caractère purement spanchnopleural : elle est étendue à plat sur la vésicule ombilicale et a reçu le nom de feuillet fibrointestinal.
Il n’y a donc pas eu d’évagination à proprement parler, puisque le pli, qui a cet aspect, représente l’état primitif et n’est pas le résultat d’un soulèvement dû à des forces centrifuges. Entre le feuillet cardiogène et le feuillet fibro-intestinal, il n’y a aucune brisure, aucun hiatus, maïs continuité parfaite et c’est la même lame mésodermique qui d’une part est cintrée sur le feuillet vasculaire et lui forme «voûte » (His), et d'autre part est étendue à plat; cependant à cette dernière région seule convient le terme splanchnopleural, puisque là seulement le mésoderme reste en contact intime avec l’endoderme. Voir le schéma ci-contre IV.
Ainsi lorsque la mer ronge les terres et gagne progressivement sur elles, si l’on fait une sorte de digue pour maintetenir autant que possible l’état primitif, “ette digue deviendra bientôt semblable à un cap, tandis que des golfes se creuseront de chaque côté d'elle. Cependant on ne pourra pas dire que ce cap s’est avancé, qu'il représente du terrain ga-
gné; 1l est tout simplement une partie de la terre ferme qui
1. Voir fig. 2 (en couleurs) dans laquelle les signes X X placés de part et d'autre de la pièce radiculaire dans l'épaisseur du mésoderme, marquent l'emplacement des ponts d’accolement, absents par suite de l’omission volontaire dans la figure de tout système ou feuillet vasculaire.
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a été préservée. En tous cas le bord de la mer se continue directement, sans interruption, des golfes à l'extrémité du cap et si la forme a changé, sa nature est restée identique. La côte qui s’est creusée en golfe est l’image de la lame libro-intestinale; celle qui a persisté et est devenue semblable à un cap représente la lame incurvée; elle n’est maintenue dans sa situation primitive que grâce au travail incessant des hommes, image de l’activité cellulaire du feuillet vasculaire qui seule permet à la lame cardiogène de ne pas abandonner la somatopleure.
Ect.
LLL2222
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Légende. Pta = pont d’accolement. Ect = Ectoderme. = End. Endoderme.
Configuration et rapports des ponts d'accolement.
L'origine et le mode d’apparition des ponts d’accolement ayant été exposés, il convient maintenant d'indiquer leur configuration et rapports. C’est l'étude de Uskow qui va être encore mise à contribution pour cet exposé (1). Uskow, en
1. Bien que les idées exposées dans ces paragraphes doivent être rangées dans les théories émises par Uskow, on ne doit pas conclure que cet auteur a explicitement formulé chacune d’elles ; les unes ont été suggérées par la lecture de divers auteurs : leur paternité est indiquée quand il y a lieu — d’autres sont personnelles ; mais toutes développent les opinions de Uskow et se déduisent de son mémoire. Une telle longueur du texte m’a paru utile pour préciser des notions peu nettes ailleurs.
ss HD) ess
effet, a spécialement étudié les ponts d’accolement sur un embryon de lapin obtenu 9 jours après la copulation de la mère, déjà multipare, lequel embryon, de l’aveu même de l’auteur, était semblable et en tout comparable à l’embryon de lapin décrit par His (1881) comme âgé seulement de 8 jours, pourvu de 8 protovertèbres et mesurant 5mm de longueur.
Les ponts d’accolement, seuls vestiges de la connexion primitive de la splanchnopleure et de la somatopleure, sont disposés de part et d’autre et à peu près à égale distance de la pièce radiculaire (1). Ils sont dirigés longitudinalement et chacun dans un plan méridien de la vésicule blastodermique, ce qui permet de les considérer comme appartenant à des plans parallèles. Si l’on suit une série de coupes transversales, en commençant par les plus caudales, on voit tout d’abord apparaître le pont d’accolement gauche; ensuite on constate la fermeture latérale du cœlome par le proamnios (non indiqué par Uskow, bien que ces dessins en montrent l'existence), puis on remarque la disparition du pont d’accolement droit, et enfin la disparition du pont d’accolement gauche. Pour vérifier cette assertion il suffit de se reporter aux figures de Uskow (1883) et de comparer la fig. 1, coupe 79 (dans laquelle le pont d’accolement est représenté seulement à droite de la fig.) avec la fig. 2, coupe 37 (où lé pont d’accolement est dessiné uniquement du côté gauche de la fig.) De plus, le texte même de cet auteur indique que le pont d’accolement droit commence à partir de la coupe 72 et Le pont d’accolement gauche à partir de la coupe 87. La numération débute par la région caudale.
De tout ceci 1l résulte donc que :
1) Dans leur partie caudale les ponts d’accolement sont situés dans la région du tronc et que leur présence même dé-
1. Voir fig. 2 (en couleur) les signes X X indiquant l'emplacement des ponts d’accolement non dessinés.
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termine la division des cavités troncales en deux segments : « L’un interne fermé en cul-de-sac » (Uskow), vers l'extérieur, l’autre externe, ouvert et s'étendant en dehors de l'embryon, jusqu'aux limites mêmes du clivage.
IT) par leur extrémité crâniale lesdits ponts d’accolement subdivisent le cæœlome déjà cloisonné latéralement aux limites de l’embryon et séparent en deux parties les canaux communicants, en sorte que dans cette région, chaque moitié du cœlome comprend trois segments placés de front, sur une vue transversale.
À) le plus interne, situé entre la pièce radiculaire et le pont d’accolement.
B) le moyen, placé entre le pont d’accolement et le proamnios.
Ces deux premiers sont embryonnaires.
C) le plus externe, en dehors du proamnios, donc extraembryonnaire.
Voir le schéma ci-joint, n° V.
Par conséquent les canaux communicants formés chacun d’une cavité unique à leur origine crâniale sont constitués à leur extrémité caudale par deux canaux accolés comme le sont les deux canons d’un fusil. Ces derniers canaux, longitudinalement disposés ont été désignés par Ravn (1889) sous les noms de Recessus parietalis dorsalis pour l’interne, et de Recessus parietalis ventralis pour l’externe. La raison de ces dénominations apparaîtra plus loin.
Si l’on reprend la comparaison de la rivière exposée au chapitre premier, on voit qu’elle doit être complétée ainsi : le promontoire dû à la présence de la corne caudale du proamnios détermine bien la division du courant en deux bras, mais ce courant ainsi divisé par le proamnios ne comprend plus la totalité des eaux de la rivière; il n’en est que le bras externe; un bras interne a été formé en amont (c’est-à-dire caudalement) qui s’est maintenu toujours en dedans du pont
d’accolement, le long du mur médian ou pièce radiculaire. De l’'Embryologie du Diaphragme. 3
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Et par le fait, on a une division de la rivière en trois bras, dont le moyen, né de l’externe, se jette dans l’interne, en contournant le pont d’accolement en aval (crânialement) de la corne caudale du proamnios. C’est là ce qu’indiquent les flèches du schéma V.
Délimitation de l'embryon et apparition du Septum Transversum. (1)
Dans les descriptions précédentes, les tissus formés ont été
Çavite pariétale