Voir les fig. 1 et 3 (en couleurs
Sur l'axe médian, immédiatement en rapport avec la tête, se trouve, il faut le dire, une petite région seulement didermique (c’est-à-dire dépourvue de mésoderme) et appelée membrane pharyngienne; mais son étendue est minime ; c’est pour-
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Vs. om = vésicule ombricale Légende [ les flèches indiquent le sens des mouvements : l'un produisant le sillon limitant, | l’autre l’accroissement de la cavité pariétalc. Le pointillé indique les parties qui se correspondent.
quoi elle n’est pas dessinée dans les images en couleurs.
Par conséquent, si l’on suit l’axe médian en sens postéroantérieur = caudo-crânial, on voit que l’ectoderme et l’endoderme séparés par la pièce radiculaire et la tête, se réunissent au niveau de la membrane pharyngienne, s’écartent de nouveau pour envelopper de nouveau le mésoderme pa-
Te
riétal, s’accolent encore pour constituer le proamnios, se séparent une seconde fois en circonscrivant le mésoderme extra-embryonnaire, et finalement s'unissent dans la zone vitelline (1).
À cause de l’étalement des feuillets, les diverses parties de chacun d’eux sont donc entre elles dans des rapports de juxtaposition et non pas de superposition.
Voir le schéma ci-contre dessiné d’après les indications et les figures de Ravn (1895).
À) Formation du sillon limitant. — Mais la partie la plus crâniale de l’embryon, c’est-à-dire l’ébauche de la tête et ia région pariétale antérieure, péricéphalique, se développe plus rapidement que les tissus extra-embryonnaires, et avec une vitesse telle qu’au stade de 5 à 7 protovertèbres (de Ravn) elle n’arrive pas à repousser suffisamment, à la surface de la vésicule blastodermique, les cellules qui l’environnent; d’où la nécessité pour elle de quitter la surface sphérique de cette vésicule et de produire une dépression ou une évagination. Or le corps de l’embryon est buté contre les tissus maternels qui lui opposent « un obstacle infranchissable » (Ravn) et par conséquent seule la dépression est possible: elle existe naturellement en un rapprochement de certains tissus, du centre de la vésicule blastodermique.
Comme le phénomène se reproduit sur une certaine longueur, il dessine dans son ensemble un véritable sillon, qui n’est autre que la gouttière limitante (de His). Ce sillon apparaît comme une sorte de fléchissement des tissus, semblable à celui que l’on observe dans une pièce de bois vert, soutenue seulement à ses deux extrémités, au point où est appliquée une charge supérieure à sa résistance. Ce point est voisin de la flèche (schéma VI), c’est lui qui sera le plus profond; il marque la limite entre les tissus pariétaux et le proamnios.
1. Voir les fig. 1, 2 (en couleurs), où ces rapports sont très nettement dessinés,