‹ Contribution à l'étude de l'embryologie du diaphragmeChapitre 23 sur 77 · DEN: EE · texte numérisé non relu

DEN: EE

Une fois constitué, le sillon limitant a deux talus ou «remparts» (His), l’un, le plus abrupt, est formé par les tissus embryonnaires; l’autre, en pente plus douce, comprend le proamnios (1). Au début, une partie seulement de la largeur du proamnios se déprime, mais peu à peu il s'incline dans toute sa largeur, si bien que le mésoderme extra-embryonnaire arrive au bord de la dépression, sans jamais y participer cependant. Le proamnios s’est donc élargi suivant les nécessités, comme il a déjà été indiqué; cet élargissement, dû au développement de l'embryon, est-il acquis grâce à la multiplication de ses cellules propres ou simplement à leur accroissement, leur étirement? Ravn pose la question sans la résoudre.

Si l’on considère le sillon limitant seulement suivant le plan médian, on voit que son talus caudal, postérieur, comprend, en se dirigeant de la superficie vers la profondeur a) la partie antérieure, crâniale, de la tête; b) la membrane pharyngienne; c) la somatopleure pariétale, séparée par le cœælome de la splanchnopleure également pariétale : ces deux dernières régions (membrane pharyngienne et tissus pariétaux) se sont donc rabattus, comme le fait un volet que l’on ferme, autour de la tête, représentant le chambranle, et la cavité pariétale s’est placée, par rapport à la tête, dans un plan plus profond, c’est-à-dire plus près du centre de la vésicule blastodermique. Voir schéma VII. Considérer d'autre part les dessins de Ravn (1895), de Cadiat (1879), de Mathias Duval (atlas 1889).

Mais le sillon limitant n'existe pas seulement dans le plan médian, en direction longitudinale : il contourne latéralement la cavité pariétale, et, en se dirigeant caudalement, acquiert comme elle une forme arquée, en fer à cheval. Seulement comme le maximum d'activité cellulaire est en avant de la tête, son maximum de profondeur est aussi en avant,

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