Voir fig. 4 (en couleurs) Fv
La fig. 4 représente un embryon arrivé à un stade plus avancé, mais est utile pour l’éclaircissement des notions exposées ici.
3. On peut comparer les fig. de Hensen, de Ravn (1889), de His (1881), de Lockwood (1888). Mais je dois répéter ici combien les embryons déclarés de même stade sont peu comparables entre eux. Ainsi Uskow dit que son embryon de 9 jours a ses 2 cœurs réunis, bien qu’il soit en tout comparable (dit-il) à l'embryon de His de 8 jours lequel a ses cœurs séparés.
D'autre part Kôlliker dessine à la page 305, fig. 212, un embryon de 9 jours
Quels sont les résultats de ces transformations ? Le feuillet vasculaire à réduit ses points de contact avec l’endoderme, tout en s’élargissant au-dessus de lui, si bien que sur une coupe il apparaît comme pédiculé — d'autre part il à repoussé le mésoderme qui le recouvre, tel un polype qui soulève la muqueuse, et ce mésoderme, dans la partie impaire de la cavité pariétale, s’est recourbé, dessinant comme deux S accolées SS, pour recouvrir le feuillet vasculaire, qui se transforme en endocarde et endoveine.
Enfin, si l’on considère la cavité pariétale elle-même, on voit que sa forme générale n’a pas varié depuis le début. Malgré son enfoncement dans la vésicule blastodermique et son changement d'orientation, cette cavité reste comparable à un fer à cheval ou à un U et par suite conserve une portion médiane, transversale, se continuant avec les deux autres latérales, longitudinalement disposées (1). La première impaire étant encore la cavité pariétale proprement dite, selon Ravn et les autres paires, Les canaux communicants.
Du reste il est bon de faire remarquer que le clivage, la formation des vaisseaux, le creusement du sillon limitant sont des phénomènes contemporains, appartenant aux stades de l’apparition des premières protovertèbres, et ainsi l’union des ébauches droite et gauche du cœlome (pour constituer la cavité pariétale proprement dite) et la fusion partielle des lumières des deux veines omphalomésentériques en une cavité cardiaque unique, ne sont pas constatées avant que l'embryon se soit au moins partiellement séparé de la vésicule ombilicale. Les dessins de Ravn (1895) en font foi.
dont l'union complète des cœurs n’est pas encore effectuée et qui possèdent deux mésocardes ventraux distints.
Dans l'embryon de Macalister de 8 jours et 8 heures (donc semblable à celui de His) un large espace sépare les deux cœurs lesquels sont déjà contournés en $ italique, tandis que His les représente à 8 jours comme étant bien séparés, mais non incurvés en S.
1. Comparer les fig. 1, 2, 3 (en couleurs) avec la fig. 4 (en couleurs). Dans 4 un canal communicant est ouvert par une brèche.
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Tous ces phénomènes sont entre eux dans une étroite corrélation et dans une stricte dépendance, et seules les nécessités de la description les ont distingués et séparés.
Ces explications étant données, la question se pose maintenant de savoir quelles sont les formations qui actuellement jouent le rôle de cloison caudale pour la cavité pariétale autrement dit de diaphragme primitif. En effet, lors de l’étalement de l'embryon on a vu que le cœlome pariétal était fermé caudalement 1° par la partie céphalique de la pièce radiculaire — et 2° par les ponts d’accolement situés de part et d’autre de la ligne médiane. Or maintenant les ponts d’accolement persistent, au moins au nombre de deux; leur position n’a pas varié puisque leur région n’a pas encore subi de plissements, mais par suite du revêtement de la cavité pariétale par l’endoderme sur trois de ses faces : dorsale — ventrale — et externe, la pièce radiculaire en aucun de ses points n’obture plus caudalement la cavité pariétale et est venue se placer dorsalement par rapport à cette cavité. Cependant, par le seul fait que l’intestin a commencé à se délimiter, il persiste sur l’axe médian une clôture de la cavité pariétale, formée par les tissus qui de la paroi ventrale de l'intestin crânial, ou antérieur, passent dans la lame précardiale (1). C’est la formation désignée par Uskow sous le nom de SEPTUM TRANSVERSUM. Ce terme est une création de His et date de 1868 lors de la description de l'embryon du poulet faite par cet auteur; il a été employé plus tard par His lui-même en 1880 à propos de la description des embryons humains, et, en 1881, au sujet de l'embryon de lapin. Depuis il est devenu en quelque sorte classique et de nombreux auteurs l’ont employé, mais des divergences ont apparu concernant la signification que l’on doit lui attribuer.
1. Voir fig. 4 (en couleurs) la région marquée Arc, en continuité directe avec la lame précardiale : Lp. et la paroi ventrale de l'intestin antérieur.
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Description du Septum Transversum, tel que le conçoit Ushkow.
Pour être fixé sur le sens exact que Uskow reconnaît au terme Septum Transversum, il me semble que rien n’est préférable au texte même qu'il lui consacre. Le voici, traduit par M. Rogie (arch. für Mikrosp. anat., 1883).
« Le point d'union des parois du cœlome pair forme le plancher ou paroi postérieure de la cavité péricardique primitive et représente le bord d’entrée de la Fovea cardiaca ; il est constitué par une membrane courte : le Septum Transversum, de His, qui, de l’extrémité postérieure de la paroi ventrale du sinus venosus se porte vers le bord d’entrée de la Fovea cardiaca, c'est-à-dire vers l'intestin antérieur et forme ainsi au niveau du bord de la Fovea cardiaca la paroi postérieure du sinus venosus. Sur les côtés elle se porte en correspondance avec le bord de la Fovea cardiaca en arrière et se soude avec les parois latérales de la partie cylindrique du ccœælome pair... »
«Les coupes transversales montrent les veines omphalomésentériques placées au-dessous de la lame ventrale qui naturellement au point correspondant paraît refoulée par elle dans la cavité du cœlome et forme pour ainsi dire une paroi externe de la veine, qui toutefois n’est jamais complète. Par suite, le tube endothélial de la veine du côté tourné vers l’hypoblaste reste toujours indépendant de la lame verticale du mésoblaste. Il est facile de comprendre que le Septum Transversum n’est pas une membrane mesoblastique continue, mais qu’elle est interrompue au milieu par la connexion du sinus venosus avec le feuillet vasculaire. La couche externe de la membrane est formée par l’hypoblaste. » (Embryon obtenu 9 jours après la copulation de la mère).
Comme synonyme, il faut savoir que : postérieur, emplové dans le texte ci-dessus correspond au terme : caudal, ainsi qu'il est indiqué au début du chapitre — que sinus venosus
ne diffère pas de cœur primitif — que intestin antérieur signifie intestin crânial, thoracique, supra-ombilical; en arrière — Caudalement; hypoblaste — endoderme; mésoblaste — mésoderme.
De cette description on peut conclure :
Le Septum Transversum, à 9 jours, ne se distingue pas par la structure de son tissu, ni par les rapports qu'il affecte avec les organes voisins, ni même par l'existence de sillon de délimitation, mais il est caractérisé simplement par son orientation et, par suite, par sa fonction de barrière caudale pour le cœlome.
À part cela, le Septum Transversum n'est qu'une partie de la lame splanchnopleurale, se continuant avec le reste de cette lame à droite et à gauche, ayant les mêmes rapports qu’elle avec l’endoderme, le cœlome et les vaisseaux. Cette partie de la lame splanchnopleurale a été désignée par l’adjectif Transversum uni au substantif Septum pour marquer sa direction fransversale, c'est-à-dire pour indiquer qu'elle possède une face crâniale et une autre caudale et qu’elle est comprise entre deux plans transversaux, ou horizontaux pour un homme adulte debout.
Par conséquent à ce stade doit être seulement considéré comme constituant le Septum Transversum, la portion de la splanchnopleure qui contourne le bord crénial de l’ombilic intestinal et réunit le bord interne du canal communicant droit au bord interne du canal communicant gauche (1).
Par contre doit être distrait du Septum Transversum :
1° les régions de la lame splanchnopleurale qui forment les parois internes des canaux communicants disposés latéralement, à droite et à gauche de l’ombilic intestinal ;
20 la partie du mésoderme soulevée par le feuillet vasculaire qui, ayant perdu contact avec l’endoderme, a, par là même cessé de posséder le caractère splanchnopleural; cette
1, Voir fig. 3 et 4 (en couleurs), Arc.