‹ Contribution à l'étude de l'embryologie du diaphragmeChapitre 32 sur 77 · Comparer fig. 1 et 2 à fig. 4 (en couleurs · texte numérisé non relu

Comparer fig. 1 et 2 à fig. 4 (en couleurs

2. De telle sorte que cette lame en bombant ventralement apparaît comme un fond de culotte, tel qu’on le voit sur un individu fortement courbé vers la terre (Rogie) (Voir fig. 3 en couleurs),

Core

sont fusionnées en une cavité unique; elles commencent déjà à remonter derrière le ventricule (dorsalement par rapport à lui), en même temps que se réduit et disparaît la partie du méso dorsal qui rattachait le ventricule à la paroi ventrale de l'intestin antérieur (1).

Quant aux veines omphalomésentériques, elles sont encore disposées à droite et à gauche de la partie persistante de l’ombilic intestinal, elles ne peuvent donc se rapprocher et s'unir et leur accroissement ne peut se faire que du côté externe, vers la concavité de la courbe qu’elles décrivent autour des cornes du proamnios. D'où il est facile de comprendre comment le couloir continu, qui existait à 9 jours autour de ces cornes proamniotiques et unissait la cavité pariétalc au cœlome extra-embryonnaire, se réduit progressivement par le seul fait du soulèvement progressif de la lame mésodermique recouvrant les veines omphalomésentériques. Finalement cette lame mésodermique s’unit à celle demeurée indivise, qui borde le proamnios, et l’on a un véritable plancher obturant caudalement le recessus et lui donnant l’aspect d’un cul-de-sac. Ce plancher est nettement une formation secondaire, puisqu'il est dû! à ce que, d'une part, dans le phénomène du reploiement des tissus et du creusement du sillon limitant, les cornes du proamnios se rapprochent de la ligne médiane, entraînant la bande mésodermique non clivée adjacente — et, d'autre part, le développement progressif des veines omphalomésentériques retarde et empêche, partiellement, le même rapprochement vers la ligne médiane, de la lame mésodermique qui les recouvre. IL doit nécessairement se produire une rencontre de ces deux lames mésodermiques : et c'est ce qui a lieu et ce que j'ai voulu montrer. En somme le phénomène est semblable à celui que l’on voit se produire lorsque dans un groupe d'hommes, défilant par

1. Ce processus est terminé dans la fig. D (en noir) dans laquelle on voit un mésocarde seulement pour les oreillettes et nullement pour le ventricule, lequel est placé sur leur face ventro-crâniale.

ar DRE

lignes, l’une d'elles est arrêtée par un obstacle, la suivante vient rapidement se jeter sur elle, réduisant et même annihilant l’espace normal qui les séparait auparavant. L'examen du schéma VIIT fait bien saisir aussi la nature du phénomène; si, dans le mouvement de flexion indiqué par les flèches, les lames HC et DG restent en retard dans leur partie externe, elles seront rencontrées bientôt par les lames AE et FB et les recessus ventraux seront fermés.

Cependant les veines omphalomésentériques ont un trajet hélicoïdal en suivant le trajet des recessus ventraux par suite de ce que leur courbe n’est plus inscrite dans un plan, comme lors de l’étalement des tissus (1). Le plancher des recessus ventraux devrait donc avoir une forme semblable, quelque chose comme une spire de tire-bouchon. Peut-être ce plancher possède-t-il une telle forme pendant quelque temps dans le cours du développement, mais ce temps est assurément très court, et sa forme se modifie rapidement, si bien que le plancher de chaque recessus ventral a bientôt une face qui, dans son ensemble, est dirigée du côté de la tête et du côté externe, l’autre regardant l'extrémité caudale et l’axe médian.

Mais ce seul fait qu'il possède une face crâniale et qu'il limite le cœlome pariétal doit lui faire reconnaître les caractères propres au Septum Transversum et le considérer comme partie intégrante de cette cloison. Uskow, du reste, ne s’y est pas trompé lorsqu'il déclare : « Le Septum Fransversum gagne en largeur, car il ne demeure plus limité à la partie médiane, autour de la Fovea cardiaca, mais s'étend des deux côtés dans le domaine du cœlome tubulaire pair et là se continue directement dans la paroi latérale de la cavité péricardique primitive. » (Uskow, proposition VI, lapin de 10 jours, 1883) [cœlome tubulaire — canaux communicants dont la section transversale dessine un cercle — ca-

1. Voir fig. 5 (en couleurs) et B (en noir) et comparer à 3 (en couleurs).

Le D

vité péricardique primitive = cavité pariétale — Fovea cardiaca = partie de cette cavité dans laquelle est logé le cœur: terme créé par Wolff].

Modification du Septum Transversum primitif.

Mais dans ces divers changements survenus au cours du 10° jour, la question importante pour nous se pose : c’est celle de savoir ce qu'est devenu le Septum Transversum primitif, splanchnopleural.

Cette question elle-même est double et peut-être envisagée sous deux faces :

1) On peut rechercher quel sort ont eu les divers éléments composant le Septum Transversum de neuf jours et examiner quel rapport existe entre eux et ceux constituant le Septum Transversum de 10 jours. Envisagée sous cette forme, la question est excessivement délicate, nécessiterait des recherches spéciales, et, du reste, paraît être d’un intérêt relatif. Elle ne sera pas examinée ici, mais on continuera à considérer le Septum Transversum non pas en tant que tissu, mais uniquement dans sa fonction qui est de fermer caudalement la cavité pariétale. Alors :

I1) La question posée se réduit à rechercher la relation qui existe entre la forme et les rapports de cette clôture à 9 jours; Septum Transversum primitif, d’une part — et la forme et les rapports de cette même clôture à dix jours : Septum Transversum actuel, d'autre part.

Or, les quelques notions exposées ci-dessus suffisent pour faire Les déductions suivantes :

A) Le Septum Transversum s’est reporté jusqu’au niveau des cornes du proamnios et il est maintenant à la limite même de la région pariétale (10 jours).

B) Il s’est accru en direction dorso-ventrale par suite 1° de l’augmentation dans le même sens du diamètre de la cavité pariétale, devenue semblable à une vessie ;— 2 de la pédiculi-

sation plus grande de l’attache du système circulatoire à l’endoderme ;

C) Enfin il s’est rétréci de droite à gauche par réduction dans ce sens de l’ombilic intestinal (1). Mais ce dernier phénomène est largement compensé par un autre qui consiste en son accroissement transversal, à droite et à gauche, dû à l’adjonction des deux planchers des recessus ventraux.

Réunion des deux ponts d'accolement.

Maintenant, si l’on considère les deux ponts d’accolement, on voit que d’une part ils n’ont pas subi de déplacement caudal appréciable — et que d’autre part le Septum Transversum, après avoir été plus crânial qu'eux, est passé à leur niveau, et finalement se trouve au rez de leur bord caudal. Mais le Septum Transversum, dans sa partie médiane, répétons-le, c’est seulement une partie de la splanchnopleure. Par conséquent, les ponts d’accolement ont perdu, pour leurs bords internes, tout rapport avec la splanchnopleure. Aucune substance n’est donc plus interposée entre ces bords internes: force leur est de s’accoler, et, par leur fusion, de constituer une membrane unique comprenant les deux ponts d’accolement. Or, on l’a vu, les ponts d’accolement ont en même temps pris une position frontale; c’est pourquoi la membrane qu'ils constituent est frontalement disposée et réunit directement la paroi droite à la paroi gauche de la région pariétale. Cependant dans chacun de leurs bords internes était creusée une dépression dans laquelle passait une veine omphalomésentérique. Par suite les deux veines omphalomésentériques sont maintenant accolées, leurs lumières finissent même par communiquer et former ainsi un vaste sinus, collecteur de

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