I. — 7dées de Kôlliker
Au chapitre précédent, un terme de comparaison, en quelque sorte, un organe témoin, est apparu dans la discussion: c’est le mésocarde latéral de Kôlliker; comme c'est à lui que His et Uskow rapportent leur description, il semble que pour mettre tout le monde d’accord, il suffirait de donner en premier lieu le texte que Kôlliker lui consacre; ainsi immédiatement serait apparu la part de vérité ou d'erreur contenue dans chaque opinion.
Malheureusement le premier embryon où Källiker décrit le mésocarde latéral est déjà âgé de dix jours; en outre, les indications de cet auteur étant peu explicites, j'ai tardé jusqu'ici pour faire l'exposé de ce mésocarde, et cela malgré le renversement de l’ordre chronologique, car le travail de Kôlliker date de 1879, plusieurs années avant ceux de His et de Uskow.
Voici donc légèrement commentée, la description que Källiker donne de son mésocarde (1). L’embryon étudié à dix jours de vie intra-utérine; on y voit le mésocarde latéral comme une cloison paire qui, de chaque côté, unit le cœur à
1. Je n'ai pas cru devoir donner le texte intégral, à cause de son obscurité,
la paroi latérale du cœlome « au point où celle-ci contient une forte veine (vena jugularis). Ce mésocarde est prolongé caudalement par «un accolement » de la splanchnopleure et de la somatopleure situé « un peu en arrière du tube de l'intestin antérieur ». Or, au même stade, Külliker reconnaît comme yprimilif le mésocarde latéral, et secondaire, l’accolement caudal. La raison de cette distinction est la suivante: Le cœlome a commencé à se développer dans la région où se voit, maintenant, l’accolement, mais où rien encore, à ce moment-là, n’en indiquait la formation, d’où découle naturellement un caractère nettement secondaire. D'autre part, le clivage, en s’avançant en direction crâniale, bute contre les veines déjà formées et par suite fait apparaître là une cloison primitive (1), précisément au moment où l’accolement caudal se développe et subdivise le cœlome non encore cloisonné à cet endroit-là. Une part (probablement la plus crâniale) du mésocarde latéral semble disparaître, et Le « reste du mésocarde latéral » n’est plus distingué de l’accolement dans la suite. « Quant aux autres relations du mésocarde latéral avec la formation du diaphragme, Kôlliker n’en dit rien » (Uskow) (2).
IT. — 7dées de Ravun.
Le diaphragme primitif tel que l’ont conçu les auteurs précédemment indiqués et tel qu’il vient d’être exposé jusqu'à présent dans le cours de cette thèse, apparaît comme dû, en partie au moins, à diverses transformations d’un cloisonnement primitif, situé en plein cœlome, et qui, suivant les aspects sous lesquels il à été constaté, a été appelé par Uskow : ponts d’accolement; par His : Septum Transversum; par Külliker : mésocarde latéral.