Voir fig. J
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position du nerf phrénique qui passe dans la paroi latérale du corps chez l'embryon et qui, dans les arrêts de développement avec absence du péricarde, reste aussi dans la paroi thoracique, persistant ainsi dans la position qu'il avait avant le clivage pariétal (Uskow, Faber); — 2° les rapports de la veine cave inférieure et ce centre tendineux, constaté chez l'adulte, et de même vu sur l'embryon (union du méso laté-
Fig. H (Rogie)
Lp = Lame précardiale. C = Cœur. Lplpr — Lame pleuro-péricardique. Mest — Mésentère, a et 8 — Epaississements mésentériques formant plancher de la cavité pleurale. Les flèches indiquent le mouvement d’envahissement des cavités pleurales et les changements de position de la membrane pleuropéricardique.
ral et de cette veine), par opposition à la distance qui sé-
pare l’æsophage et l'aorte du centre tendineux de l'adulte,
et aussi de la première cloison diaphragmatique. Mais l’envahissement du foie ne s’arrête pas à l’intérieur de la membrane pleuro-péricardique : il se fait aussi dans
= yo —
l’épaisseur du méso latéral, comme il est indiqué plus haut; il a lieu de même dans les membranes pleuro-péritonéales, et cela jusqu’à leur insertion à la paroi dorsale du corps (tel se présente l'embryon G, de lapin, de 12mm, Brachet). Ce dernier envahissement hépatique a pour conséquence l’épaississement de toute la partie correspondante des membranes pleuro-péritonéales, et, par suite, non seulement le ré-
Fig. J (Rogie)
Cp = Cavité péricardique. Pm = Poumon. Lppr = Lame pleuro-péricardique. Lppt = Lame pleuropéritonéale. Fo = Foie. Ls F — Ligament suspenseur du foie.
trécissement et l’occlusion de l’orifice pleuro-péritonéal, — mais aussi la diminution de largeur des recessus antérolatéraux (qui deviennent de simples fentes, séparant le foie de la paroi latérale du corps) (1).
Par conséquent, si le foie a contribué à la formation de la
1, His avait vu cet envahissement ; mais, à cause de l’exiguïté des recessus, 1l avait cru que le foie s'avançait directement dans les parois du corps, isolant de celles-ci une lame conjonctive interne.
séparation des cavités pleurales et péritonéale, pour que le diaphragme apparaisse comme une cloison autonome, il est nécessaire qu'il se sépare de lui par une sorte de clivage secondaire; autrement dit : il faut que le cœlome s’avance entre le foie et la cloison diaphragmatique; c’est ce qui est indiqué dans la fig. J. Mais il reste comme des vestiges de l’ancienne connexion du foie et du diaphragme; ce sont les ligaments suspenseurs, coronaire et triangulaires, lesquels sont antérieurs au foie, formés avant lui et n’en sont nullement des expansions secondaires.
On n’a pas distingué, dans le diaphragme dorsal, les embryons humains des embryons de lapin, car la description des uns est à peu près conforme à celle des autres. Swaen signale seulement que 1° le foie humain n’a pas de scissures interlobaires nettes; donc division des lobes peu marquée; — 2 le foie humain ne s'engage pas dans le prolongement caudal du méso latéral; — 30 il s’est surtout développé à droite. Par cette dernière position s’expliqueraient les hernies diaphragmatiques congénitales plus fréquentes à gauche qu'à droite; cette affirmation concorde avec celle de Mall, disant que son embryon de 19mm a une membrane pleuro-péritonéale complète à droite et incomplète à gauche; et avec celle de Piper, disant qu’à gauche il n’y a, dans son embryon, que deux piliers non réunis par une membrane pleuro-péritonéale ; et aussi avec celle de Keith, trouvant un orifice pleuro-péritonéal plus large à gauche qu’à droite.
Signalons, pour terminer, la translation relative du diaphragme qui se déplace dans le cours de l’évolution, eu direction crânio-caudale. Von ‘Baer, Cadiat avaient signalé déjà cette migration, et par elle ils ont expliqué l’origine si élevée du nerf phrénique. Ravn dit que le diaphragme naît dans la région péricéphalique, au moment où les tissus sont encore étalés (1). His reconnaît que la cavité pariétale, à 8 jours,