‹ Contribution à l'étude de l'emploi de l'éther en obstétriqueChapitre 17 sur 52 · OBSERVATION V · texte numérisé non relu

OBSERVATION V

Forceps, dégagement en occ.-sacrée

Maria C..., 24 ans. Entrée à l'hôpital, le 25 mars, äu terme de sa grossesse, elle n’a alors rien présenté d’anormal. Vingt-quatre heures après son entrée à l'hôpital, un œdème sus-pubien s’est formé dans les vergetures. La femme a ressenti les premières douleurs, le 29 mars, à onze heures du soir. Le 30 mars, à neuf heures du matin, la dilatation était de 0 50 c. Sondée à ce moment-là, son urine contenait une certaine quautité d’albumine. La dilatation s'est faite régulièrement et progressivement jusqu'à 4 heures, où elle était complète. La poche des eaux était déjà rompue depuis longtemps, et la tête volumineuse du fœtus s'engageait dans le détroit supérieur en OIGP et bouchait son orifice. Une bosse séro-sanguine très volumineuse rendait très difficile la recherche des fontanelles. La tête restant au détroit supérieur, les bruits du cœur devenant de plus en plus rares, on se décide, à 8 heures 1/2, à faire une application de forceps. La femme est éthérisée à fond et les contractions qui étaient très faibles et éloignées depuis 4 heures deviennent plus énergiques et plus rapprochées. Le forceps appliqué dégage là tête en occipilo-sacrée. La présentation, arrivée à la vulve, sous une forte contraction utérine au moment des tractions, détermine une déchirure périnéale non complète mais très haute. La délivrance est faite par expression; mais une forte hémorragie provenant d'une arlère hémorrhoïdale se déclare et met en danger les jours de la femme. La compression persévérante et la ligature finissent par arrêter celte hémorragie.

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