OBSERVATION VI
Main à la vulve (version)
Félicie P..., 36 ans, blanchisseuse. Entrée à l'hôpital, le 12 mai, à 7 heures, avec un avant-bras gauche hors de la vulve. Dernières règles le 15 septembre. Elle a commencé à ressentir les premières douleurs vers 10 heures du soir. Ces douleurs ont été très minimes jusqu’à 3 heures du matin, où la poche des eaux s'est subitement rompue et le membre a exécuté sa sortie. Les douleurs ont alors augmenté d'intensité mais sont restées intermittentes. La sagefemme et le docteur, consultés ensemble, ont décidé d’un commun accord son transfert à l'hôpital. A l'examen, on constate une présentation dorso-gauche postérieure et un enfant mort. On décide de faire la version par manœuvres internes. La femme est, à cet effet, éthérisée à fond. Lorsque l’anesthésie est complète, M. le docteur Lautard introduit facilement sa main dans les voies génitales, la matrice s'étant fortement relâchée; ce relâchement est surtout caractérisé par le peu de difficulté qu’a nécessité la version malgré les circonstances qui ont accompagné son exécution. Le second bras était sorti et de plus le pied postérieur avait été saisi pendant que l’antérieur enjambait le cordon. Les tractions sur le pied se répercutaient donc sur le cordon et ont produit par suite un décollement prématuré du placenta qui a occasionné une légère hémorragie. La manœuvre de Mauriceau se fait avec facilité et la délivrance s'opère artificiellement. L'hémorragie s'arrête avec une injection d’ergotinine
2) À LE Ce
ÈS
QI
et la femme se réveille calme et paisible en reprenant de suite connaissance.
Les suites de couches ont été des plus normales. Elle n’a jamais eu la moiudre trace d’albumine dans ses urines et le thermomètre est resté au-dessous de 37°.