‹ Contribution à l'étude de l'emploi de l'éther en obstétriqueChapitre 25 sur 52 · OBSERVATION XII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XII

Rigidité du col (forceps)

Guiliano P..., 24 ans, entre à l'hôpital, avec une dilatation égale à 5 francs. La poche des eaux était rompue depuis 48 heures et la femme souffrait depuis le 24 juin. La dilatation, à son entrée à l’hôpital, existait depuis plus de 24 heures, au dire de la sage-femme qui l’assistait. À 9 heures 172, la dilatation n’avait pasavancé et la femme souffrait beaucoup. Le col présentait une rigidité très forte et ses pourtours étaient tuméfiés et d'une certaine consistance. La tête se présentait avec un léger engagement en droite transverse. On décide d'intervenir, et la femme est éthérisée à fond.

Les contractions paraissent d’abord se faire plus énergiquement, la dilatation cependant n'augmente pas; mais le col, qui était très rigide et très aur, devient dilatable et permet alors l'introduction de la main pour faire une application de forceps antéro-postérieure. On fait des tractions avec les branches du forceps, mais les pourtours du col se tendent tellement sur la présentation et sur les branches que, pour éviter des déchirures, on enlève les cuillères. La dilatation

= est alors complète, mais la tête n’avance pas. On est obligé de faire une autre application selon le diamètre oblique maternel et frontomastoïdien fœtal, On peut alors faire très facilement des tractions et dégager la têle en occipito-pubienne. Pendant la rotation on constate une déchirure en lambeaux de la grande lèvre droite,

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