OBSERVATION XXIV
Bassin rétréci (dilatation manuelle, forceps).
Marie F..., domestique, 26 ans. À son entrée à l'hôpital, le 6 septembre, cette femme déclarait souffrir depuis longtemps, mais son état de dégénérescence mentale l’empêchait d'expliquer sa douleur.
La présentation était d’abord celle du siège, mais elle fut réduite très facilement par des manœuvres externes. Le promontoire étant accessible, le diamètre promonto-pubien égalant 7 cent. 1/2, et la femme présentant des signes du délire de la persécution, on décide d'intervenir.
Le 3 octobre, à 9 heures1/2 du matin, M. le docteur Laulard introduit entre les parois et l'œuf une sonde et injecte de l’eau boriquée. Les douleurs se déclarent une heure après, le col s’efface et se dilate, mais la femme souffre d'une façon continuelle.
Le soir, à 8 heures 1/2, la femme semble perdre connaissance, divague et a une dilatation de 2 francs. À 4 heure 1/2 du matin, la
SAT CAR poche des eaux se rompt avant que la dilatation soit complète. La tête se maintenant toujours haute et très mobile, on décide d'intervenir. La femme est éthérisée et la dilatation s'achève avec la main qui ramène la tête de postérieure en transverse. Une application de
forceps est faite dans cette position et ramène un enfant vivant, mais chétif.