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provoquer à court délai la guérison anatomique, nous pensons qu'il serait logique de traiter systématiquement et d'emblée toutes les méningites septiques aiguës par le dernier procédé. Cette observation prouve, en effet, la supériorité de l'injection intra-rachidienne d’Électrargol sur la classique injection intra-veineuse de collargol.
« La juste comparaison entre ces méthodes thérapeutiques ne peut s'effectuer utilement qu’en tenant compte de la question d’ « espèces ». Il ne faut pour apprécier leur valeur, ni retenir les méningites pseudo-purulentes aseptiques à polynucléaires normaux (qui ne sont pas des méningites, mais des états méningés, Widal), ni considérer la méningite cérébro-spinale à méningocoques, laquelle, dans certaines épidémies, a une assez grande tendance à la guérison spontanée. Envisageons seulement les vraies méningites septiques, à terminaison fatale, méningites streptococciques ou entérococciques.
« En faveur de l'Electrargol intra-rachidien et contre le collargol intra-veineux, nous avons de sérieux arguments. C'est d’abord que l’action du premier est infiniment plus rapide ; or, en matière de méningite, le secret du succès consiste à attaquer vite et surtout de bonne heure. Perdre d'abord deux ou trois jours par une thérapeutique lente, en se réservant d'agir plus tard par la méthode rapide, c’est presque sûrement vouer le malade à la mort.
« C’est ensuite que l'effet de la première méthode est infiniment plus actif. Dans l'observation de M. Paul Laurens, nous voyons un grand nombre d’injections intra-veineuses de collargol impuissantes à réaliser l'asepsie du milieu méningé, alors qu’une seule injection intra-rachidienne d’Electrargol a ce résultat. »