‹ Contribution À L'Étude De L'Emploi Des Métaux Colloïdaux Électriques Isotoniques Stabilisés Dans Le Traitement Des Maladies InfectieusesChapitre 26 sur 46 · BRON · texte numérisé non relu

BRON

Madame C.…., boulangère, âgée de 70 ans, à la suite de nombreux accouchements, présentait une déchirure du col, qui depuis 5 à 6 ans avait dégénéré en prolapsus utérin complet.

C’est une femme vigoureuse, travaillant beaucoup et ne présentant aucune tare. :

Examen local: On constate que tout l’utérus est constamment tenu hors de la vulve; le col présente, à droite, une ulcération demi-circulaire, suspecte.

Examen histologique (post-opératoire); non encore donné.

Le plancher périnéal est détruit : on peut cependant rentrer l'utérus avec un peu de patience.

4 novembre 1907. — Opération. — Anesthésie générale au chloroforme. é

Hystérectomie vaginale par le procédé de Doyen qui consiste à sectionner l’utérus en commençant par sa face postérieure. Colporaphie antérieure. Colpo-périneoraphie par le procédé de Doleris. Ablation de quelques hémorroïdes.

On donne à la malade de l’opium (ext. thebaïque 0 gr. 08) pour la constiper.

Suites post-opératoires.

20 novembre.— Soir température 370, pouls 84; le facies est bon, pas de vomissements.

21 novembre. — Soir, 3805, pouls 100 ; la malade a fait quelques gaz, la langue est sale ; quelques nausées ; ballonnement commençant du ventre, surtout sensible à l’épigastre.

22 novembre. — Matin, température 3705 ; soir, 3805, pouls 100-110 ; même état général, facies un peu cerné; on craint une menace d'infection péritonéale post-opératoire, et, à 7 heures du soir, on injecte 10c d’Electrargol (injection intra-musculaire).

23 novembre. — Matin, 370, pouls 112; soir, 384, pouls 120 ; on fait le matin une nouvelle injection de 10e.

24 novembre. — Matin, 37; soir, 38, pouls 108; le facies est bon, émission de gaz par l’anus, le ballonnement semble diminuer, légère infection de la plaie périnéale. On fait, le soir, électrargol 10ce,

25 novembre. — Matin, 3702, pouls 108 ; soir, 3707, pouls 100 ; la malade émet une selle abondante, accompagnée de nombreux gaz,

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ce qui contrarie beaucoup à cause des nombreux fils périnéaux. Electrargol 10e.

26 novembre. — Matin, 370; soir, 38, pouls à 100o, facies bon, langue sale ; nouvelle selle ; le. ventre se dégonfle.

27 novembre. — Température 37° le matin; 3702 le soir, pouls à 100. Les jours suivants la malade se trouve bien, les fils sont enlevés au 10e jour.

En somme il y a eu menace d'infection péritonéale qui

n'était pas à allure très bruyante (chez un sujet très âgé et qui sémble avoir cédé aux injections d’électrargol.

Les observations XIX, XX, XXI, ont été rédigées avec beaucoup de détails et obligeamment communiquées par MM. Romant et Guignot, chef de clinique et interne dans le service du professeur Carrieu.

Observations XIX. — Publiée dans la Presse Médicale, 21 septembre 1907. — Ærysipèle grave avec complications.

J. M., 22 ans, soldat, entre le 12 mai 1907 dans le service des contagieux de M. le professeur Carrieu, salle Cabanis, no 10. Aucun antécédent pathologique.

Samedi 11: — Le matin, il venait de se faire raser et était bien tranquille quand, subitement, raconte-t-il, il fut pris d’un violent mal de tête qui dura toute l’après-midi. Température, le soir, 3906. Dans la nuit, survient un grand frisson, suivi d’une transpiration abondante.

Dimanche 12. — Le matin, la céphalée persiste, le malade vomit à deux reprises. Autour du nez est apparue une plaque rouge, saillante, nettement érysipélateuse, L’après-midi, on lapporte ici. I1 ne peut tenir sur ses jambes et a toujours mal à la tête. La langue est sale, les vomissements continuent. La température est élevée : 4001 ; le pouls est fréquent : 130, assez plein. Nous ordonnons: sulfate Na, 20 gr. et bromhydrate de quinine, 0 gr. 20, pour un cachet ne 5.

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Lundi 13. — Le malade a un peu déliré pendant la nuit. Il a vomi sa purge d'hier et n’a point uriné depuis qu'il est arrivé. Le pouls devient plus fréquent et très faible. Au cœur, le premier bruit est très sourd ; l’embryocardie apparaît, trahissant la faiblesse de la tension artérielle, indice de la myocardite. La plaque à envahi toute la figure.

Monsieur le professeur Carrieu ordonne: ipéca, 1 gr. 50, en 3 paquets, et sulfate de soude, 30 gr. Il fait boire au malade des boissons abondantes, du rhum, du thé, du café ; théobromine 0,50 pour un cachet no 3. Vers le soir, le malade urine en plusieurs fois, environ 150 gr. d’urines sanglantes. On y trouve de l’albumine en petite quantité. La médication est continuée. Le malade ayant déliré toute l’après-midi, on lui met en permanence de la glace sur la tête.

Mardi 14. — Le malade a été très agité toute la nuit. Toute la figure est rouge, enflée, les yeux sont clos, le malade est méconnaissable. La conjonctive est atteinte et couverte de pus. On la lave constamment à l’eau boriquée et elle est touchée avec une solution de nitrate d'argent. Le malade se plaint de ses reins; il n’urine plus, mais il continue à vomir. Le cœur a les deux bruits très sourds; il y a de l'embryocardie. Le pouls, très faible, se ralentit pendant que la température s'élève. Le malade est en pleine myocardite et néphrite aiguë : nous redoutons un pronostic fatal. On continue l’huile camphrée à 2: trois fois par jour. Nous n’osons pas lui injecter du sérum artificiel à cause de l’état du rein.

Mercredi 15. — Le malade a déliré toute la nuit, nous le trouvons dans l’adynamie. Vomissements incessants. On lui fait, le matin, une injection de caféine 0,25. Le soir, nous tentons pour le sauver une injection sous-cutanée de 10e d’électro-palladiol.

Jeudi 16. — Nous trouvons notre malade un peu mieux, le cœur moins faible. Il a émis 1/2 litre d’urine foncée. Les vomissements ont cessé, la fièvre tombe. A 11 heures du matin, nous lui faisons une autre injection de 10cc d’électro-palladiol.

Vendredi 17. — Cette nuit, le malade a dormi pour la première fois depuis son arrivée. La température est descendue à 3707. Les urines se sont élevées à 1 litre depuis 24 heures, elles sont claires.

La plaque érysipélateuse, chose importante, a disparu presque complètement. Nouvelle piqûre d’électro-palladiol. Le soir, le malade à un peu d’otite externe, les deux conduits auditifs renfer-

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OBSERVATION XIX. — Erysipèle grave.

ment du pus, le malade en souffre. Il est un peu agité. Nous Jui faisons de grands lavages et lui mettons ensuite de la vaseline

phéniquée.

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Samedi 18. — La nuit a été très calme, le malade a dormi tout le temps. La langue est presque normale. Il urine parfaitement. Le premier bruit du cœur est moins sourd ; les oreilles sont moins douloureuses. Mais une petite poussée nouvelle se fait dans le cuir chevelu, derrière l'oreille droite. | . Dimanche 19. Lundi 20. — Le malade se rétablit, tout va bien, il rit, s'amuse et commence à manger. Il a sur les mains et les avantbras, une éruption morbilliforme et, sur la poitrine, une éruption scarlatiniforme qui, pendant 2 ou 3 jours, paraissent et disparaissent successivement.

Mardi 21 mai. — Analyse de l’urine pour voir l'effet du métal colloïdal électrique.

Quantité envoyée 1.450

Densité cr 1.015

RéACUOnPEES Acide

Urée tree 16 g. par litre 23.20 en 24 heures Glucose..... ManANeant

Chlorures re 10 — 14.50 — Acide urique..... 0.882 — 127 — Albunüner". 02 Traces

Excès d’indican. :

Mercredi 22. — La fièvre reprend un peu et du 22 au 28 mai, notre malade a un léger épanchement pleurétique à droite, qui se résorbe facilement.

Le malade quitte le service vers les premiers jours de juin, guéri : mais il lui reste 3 ou 4 grammes d’albumine dans les urines et un peu d’œdème des paupières. Il va avoir une néphrite

chronique.

CONCLUSIONS. — Avant l'Electrargol : Etat désespéré. — Après : Crise urinaire. Disparition de lérysipèle. Abaissement de la température. — Guérison.

Observation XX. — Variole chez un enfant non vacciné.

Y. E., âgé de 3 ans, entre à l'hôpital le 15 mai 1907. Il n’a eu comme maladie antérieure qu’une forte coqueluche, l’année passée ; elle s’est prolongée pendant une dizaine de mois.

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L'enfant est malade depuis le vendredi 10. Ce jour-là il n’était pas bien et s’agitait beaucoup. On l’a purgé, le samedi, chez lui, ce qui l’a fait vomir. Le lundi, il était plus mal encore, et il lui est apparu quelques taches rouges sur la figure. Il n’a rien voulu manger et toussait un peu. Il entre à l’hôpital mercredi 15, à 6 heures du soir.

Nous le voyons à ce moment. L'enfant est mal en train, il ne parle pas, n’ouvre pas les yeux. Il n’a pas dormi la nuit précédente. La langue est sale, il y a de la diarrhée, il tousse un peu. L'état général est mauvais.

A l’examen, nous trouvons l’enfant couvert de macules rouges, surtout sur la figure où elles sont confluentes; le cœur est énergique, mais rapide, pouls à 140. Diagnostic: variole chez un enfant non vacciné. Nous ordonnons une potion avec :

ÉTAT O DIE Tree 0.01 SIEODÉÉLDE ERRE REE 30 Liqueur d’'Hoffmann....... el TieD OS DOME EEE EN 07100

Jeudi 16. — Les macules sont devenues des papules ombiliquées, mais plates, ce qui nous présage, surtout étant donné les symptômes généraux et l’âge du malade, un dénouement fatal. La fièvre monte toujours : sur le corps nouvelle poussée, l’éruption est très abondante, les mains sont enflées ainsi que la figure. — Le matin, à 11 heures, nous faisons une injection sous-cutanée de 5 cc. d’or colloïdal électrique.

Vendredi 17. — Les papules commencent à blanchir sur la figure. La température est aux environs de 395, le pouls à 140; mais l'enfant ouvre un peu les yeux et répond quand on lui parle. À 11 heures du matin, nouvelle injection. L’après-midi, le malade se . met à tousser un peu. Nous trouvons en arrière quelques râles ronflants disséminés. Les bruits du cœur s'entendent bien, mais le premier est un peu soufflé. Pouls 130, Une piqûre d'huile camphrée de 1 cc.; à 5 heures, deuxième injection et potion avec :

Bénzoate de soude........ De

; R aà 1 lenture-demmyrrhet 7.0.

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