‹ Contribution À L'Étude De L'Emploi Des Métaux Colloïdaux Électriques Isotoniques Stabilisés Dans Le Traitement Des Maladies InfectieusesChapitre 25 sur 46 · STE · texte numérisé non relu

STE

Avant les cinq injections d’électraurol faites dans la journée du 15 novembre, nous étions en présence d’un malade qui, au 35° jour d'une fièvre typhoïde et à la suite d’une perforation intestinale plus que probable, se trouvait en pleine péritonite généralisée. Je puis dire, sans exagération, que depuis 15 ans que j'observe des malades, j'ai toujours vu des états analogues se terminer par la mort en 36 ou 48 heures. Dans le cas présent, l'infection s'est d’abord localisée, puis a rétrocédé avec une rapidité telle, que l’heureuse amélioration obtenue a été une véritable surprise pour tous ceux qui en ont été les témoins.

Un autre point mérite d’être noté. Il se rapporte à la dose employée : 50% d’électraurol ont été injectés. en moins de 24 heures, à un malade qui depuis 25 jours recevait quotidiennement au moins 10% d’électrargol. Il semble donc que, pour produire tous ses effets, cette médication doive être employée parfois à haute dose.

Par analogie, je me promets de combattre dorénavant par les injections massives de métaux colloïdaux, ces formes terribles de péritonite par perforation appendiculaire, lorsque l'opération d'emblée sera ou impossible ou refusée. Je les utiliserai encore, non seulement dans toutes les infections graves, mais aussi à titre préventif, toutes les fois qu’au cours d’une laparotomie, je rencontrerai des lésions pouvant faire redouter l’évolution ultérieure d’une péritonite post-opératoire.

Observation XVIII. — Prolapsus ulérin total. — Cancer du col au début. — Hystérectomie vaginale. — Infection post-opératoire. — Electrargol. — Guérison. (Due à l’obligeance de M. le professeur agrégé Soubeyran.)

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