A OT
a nécessité plusieurs saisons à Vichy. Le moindre écart de régime retentit sur son tube digestif. Nous ordonnons un purgatif salin (30 gr. de sulfate de soude), le calomel ayant été refusé par le malade. .
Le 13 au soir, nous sommes rappelés parce que la fièvre a augmenté. Nous trouvons le malade au lit.
La purge a produit son plein effet, mais la langue est toujours sale ; quelques gargouillements dans la fosse iliaque dus sans doute au purgatif, mais pas de douleurs ; tempér. 3902, pouls 120.
Nous donnons 0.80 c. de pyramidon en 8 cachets (1 toutes les 3 heures).
Le 14. — Matin : température 370, langue sale ; état stationnaire ; obscurité du poumon droit ; le soir, température 3804. Le malade toussote en s’asseyant sur le lit, se fatigue en parlant. Nous constatons à la base du poumon droit: obscurité, submatité, légère égophonie et pectoriloquie aphone, pas de souffle, les vibrations sont diminuées. Nous informons la famille de la formation d’un épanchement pleurétique: le malade s’en étonne, ne ressentant aucun signe subjectif.
Le 15. — Le Dr Bourrat, de Saint-Péray, appelé en consultation, voit le malade avec nous le matin. Mais, dans la nuit, le malade a ressenti un point de côté douloureux à droite. Nous constatons à l’auscultation du poumon droit : obscurité, souffle surtout expirateur, égophonie, pectoriloquie aphone, matité dans toute la moitié inférieure du poumon droit: Le malade a de la dyspnée; crachats légèrement rouillés mais peu nombreux. On porte le diagnostic de pleuro-pneumonie consécutive à embarras gastrique fébrile. On ordonne une purgation au calomel 0 gr. 60; sulfate de quinine, pyramidon, âà 0,15 pour 1 cachet ne 4; ventouses immédiates.
Le 16. — L'état est le même ; le malade prend ses cachets et 2 gr. de benzonaphtol. Respiration, matin 36; respiration, soir 42,5 ou 6 crachats rouillés dans la journée.
Le 17. — La matité remonte en arrière jusqu'à l’épine de l’omoplate, mais n'existe pas en avant; le foie n’est pas abaisse; de plus, les vibrations ne sont abolies que dans le tiers inférieur : dans le tiers moyen elles sont plutôt exagérées. Nous en concluons
que cette matité est due, en bas à l’épanchement et, dans le tiers