OBSERVATION XXVII
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IN Î TIT ji ll É.4Sn 81 SIORINS ME NS) BE NE eos SE 1er février. — Suppression de l’électrargol ; on prescrit 0 gr. 45 de pyramidon.
Le 2 février. — On supprime le pyramidon; potion tonique à la
kola et au quinquina.
A partir de ce jour, le malade va de mieux en mieux. Rien de ®&
particulier dans sa convalescence, sinon une lente cicatrisation des eschares.
À noter surtout, dans cette observation, le relèvement rapide du pouls sous l'influence des injections d’électrargol.
Observation XXVIII. — Fièvre typhoïde. (Due encore au Dr
Loques.) L. J., 24 ans, maçon.
OBSERVATION XXVIII. — Fièvre typhoiïde.
= HET AT SERRES DRE Lo l | = EH El LH FT \| FAR EE DC 0e UE MERE eme re ee Hole DÉUIIT ER NN NE En Antécédents héréditaires. — Nuls.
- Antécédents personnels. — Blennorrhagie à 23 ans.
Entre le 19 novembre 1907 avec tous les symptômes de dothie-
nenterie.
Temp. aux environs de 40; pouls 96. Traitement : quinine et pyramidon.
Lavements froids; glace sur le ventre.
Le 20 novembre. — A l’auscultation du poumon, on trouve quelques râles à la base droite.
Les 21, 22, 23 novembre. — Même état ; 3 bains à 280 sans grande influence sur la température.
Le 24 et le 25 novembre. — 3 bains à 28; les bruis du cœur sont moins nets; pouls 120.
Le 26 novembre. — Pouls 126 ; myocardite ; température 4005 à 3 heures.
On supprime les bains et on fait une injection intra-veineuse d’électrargol : 10 cc. On continue la quinine.
Le 27 novembre. — Les bruits du cœur sont toujours sourds ; on applique de la glace à ce niveau. Pouls 110; temp. matin 3968, soir 3903.
Injection intra-veineuse de 5 cc. d’électrargol matin et soir.
Le 28 novembre. — Les bruits du cœur sont mieux frappés. Il n’y a plus de râles aux poumons. Pouls 90 le matin, temp. 386; le soir, pouls 100, temp. 390.
Le 29 novembre. — Le cœur est très bon, mais la stupeur générale devient de plus en plus forte.
Injection intra-veineuse de 10 cc. le matin. Pouls à 95; température matin 380; soir 3804.
Le 30 novembre. — La stupeur persiste. Pouls 95, temp. 38; on supprime l’électrargol. |
Le 6 décembre. — Hérmgrragie intestinale. Pouls 120, température 3802. Ergotine, huile camphrée, champagne.
Le 7 décembre. — Légère hémorragie.
Le 8 décembre. — Tout rentre dans l’ordre. Pouls 90.
Le 15 décembre. — Apyrexie définitive. La convalescence est régulière.
Le malade passe dans un service de chirurgie pour hernie.
Observation XXIX,. — Infeclion puerpérale grave. — Rétention placentaire. — Electrargol. — Curage, curettage, écouvillonnage. — Guérison. (Recueillie par nous à la clinique obstétricale, dans le
service de M. le professeur Vallois, à qui nous sommes vivement reconnaissant de l’autorisation qu’il nous donna d’expérimenter, dans son service, les bienfaits des métaux colloïdaux.)
L. J., 36 ans, garde barrière, entre à la Maternité, au pavillon des isolées, le 25 octobre 1907, pour infection puerpérale grave. Antécédents. — a) Généraux : Bonne santé habituelle; tempéra-
.ment lymphatique.
b) Génitaux : Réglée à 13 ans, régulièrement tous les mois, trois ou quatre jours ; pas de pertes blanches.
Mariée à 24 ans; a eu, depuis, deux grossesses ayant évolué normalement, accouchements à terme, normaux dans leur évolution et leurs suites malgré des levers précoces (3e ou 4e jour). — Pas de passé gonococcique.
Maladie actuelle. — Le 5 octobre, la malade accouche à terme et et sans incidents, dit-elle, d’un enfant vivant. Elle se lève le 8 oct., 3e jour de ses suites de couches. Elle commence aussitôt à saigner abondamment, elle fait alors rappeler son médecin traitant, qui
l’avait suivie pendant son travail. Ce dernier prescrit le séjour au
lit et des injections chaudes.
Devant la persistance des hémorragies, qui affaiblissent considérablement la malade, et devant l'apparition des symptômes d’infection (fièvre avec frisson, pouls rapide, etc.), l’entrée de la malade à la Maternité est décidée par le médecin de la Cie du P. L. M. dont elle est l’employée. (C'est le 20e jour après l'accouchement.)
Examen. — A son entrée, la femme présente des-lèvres décolorées et le teint terreux, plombé propre aux infectées. Vertiges, tintements d'oreilles, soif vive, pouls incomptable; température 4001.
. Au point de vue utérin : lochies noirâtres, extrêmement fétides. A la palpitation on ne peut délimiter le fond de l'utérus; la paroi abdominale est souple ; pas d’empâtement au niveau des annexes. Le toucher montre l'existence d’une tumeur intra-vaginale, molle, friable et dont le pédicule parait étranglé par le col.
M. le D: Delmas, chef de clinique, introduit la main dans le vagin et en retire alors cette tumeur que l'examen montre être du tissu placentaire (environ 200 gr.) fortement infecté et dégageant
une odeur horriblement fétide.
En présence de cette infection le curettage est aussitôt pratiqué, sous le chloroforme à la reine, par le chef de clinique. On soutient la malade avec du sérum et de la caféine.
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On termine par un soigneux écouvillonage de la cavité utérine et une cautérisation iodée.
En présence de l’état profondément infecté de la malade, nous Songeons à l’électrargol et faisons une injection intra-musculaire de 10 ce., après avoir, vainement, tenté de pratiquer une injection
intra-veineuse. On fait également 500 ec. dé sérum pour relever la tension sanguine très faible. Les bruits du cœur, très sourds, exigent une injection de 2 cc. d'huile camphrée. Enfin, on pratique une injection intra-utérine au permanganate.
Ce traitement sera le même les jours suivants, jusque vers le 31 octobre. L'amélioration à cette date ne se manifeste guère que par une sensation vague de mieux être accusée para malade. Le pouls est un peu moins rapide; le cœur reste mou. La température subit de brusques variations. Les lochies sont toujours fétides; elles ° sont entièrement purulentes ; aussi, substitue-t-on l’eau oxygénée au permanganate dans les injections intra-utérines.
Le 2 ou 3 novembre, nous remarquons, avec le Dr Cadilhac, interne du service, que l'injection d’électrargol, faite le matin, paraît influencer la température du soir, mais reste ineflicace sur celle du matin. Nous décidons alors de faire deux injections : l’une le matin, l’autre soir, et, à dater de ce jour, la température baisse matin et soir, insensiblement ; le pouls subit une chute parallèle.
L'état général s'améliore : la malade n’a plus ces maux de tête dont elle se plaignait jusqu'ici; les nuits sônt moins agitées, la malade peut dormir quelques heures.
La cavité utérine ne laisse plus écouler de pus; l'utérus est délimitable, il est gros, mou.
Le sérum et l'huile camphrée sont suspendus; de même les injections intra-utérines ne sont plus pratiquées.
Le traitement est uniquement constitué par 20 ec. d’électrargol quotidien au 11e jour d’hospitalisation de la malade.
Fait à signaler : L'interruption, pendant 24 heures, de l'Electrargol, au 11° ou 12° jour du traitement, avait pro- | voqué une réascension de la température et du pouls. La reprise du traitement, le lendemain, a tout fait rentrer dans l’ordre.
A noter également que, durant tout le cours du traitement, la malade a continué à donner le sein à son enfant qui n’en a subi aucun préjudice; la sécrétion lactée n’a
donc été nullement influencée par le traitement par TElectrargol.
La malade sort guérie le 30 novembre 1907 ; son enfant pèse, à cette date, 4 kilogr. 480 gr.
L'examen du sang et la numération des globules ont été faits, 19 jours après la rentrée de la malade à la Maternité, par M. le professeur agrégé Gaussel (13 novembre 1907). l
&) NUMÉRATION DES GLOBULES. — Globules rouges : 1.700.000 par
mill. cub. — Globules blancs: 20.000 par mill. cub. — Anémie intense ; leucocytose. :
b) EXAMEN DU SANG sur lame après coloration hématéine - éosine. 10 Globules rouges : Globules inégaux (anisocytose); globules en raquette ; pas de globules à noyau.
20 Globules blancs : Réaction franchement polynueléaire : 85 % environ de polynucléaires.
15 % de lymphocytes ou mononucléaires moyens. L’ANALYSE D’URINE faite le 11 octobre donne par 24 heures : (traces d’albumine).
11 gr. 96 d’urée.
1 gr. 20 de phosphates.
16 gr. 80 de chlorures.
pour 2.050 d’urines.
En résumé, les métaux colloïdaux ont été employés avec succès dans le traitement d’affections diverses que l'on peut ainsi répartir :