‹ Contribution À L'Étude De L'Emploi Des Métaux Colloïdaux Électriques Isotoniques Stabilisés Dans Le Traitement Des Maladies InfectieusesChapitre 32 sur 46 · X..., cordonnier, 48 ans · texte numérisé non relu

X..., cordonnier, 48 ans

Antécédents héréditaires. — Peu importants.

Antécédenis personnels. — Emphysémateux depuis une dizaine d'années, poussées de bronchite de temps en temps. Absinthisme assez marqué.

Maladie actuelle. — I1 y a une dizaine de jours, vers le 22 décembre, apparaît au niveau du nez et de la partie interne des joues une rougeur vive avec épaississement de la peau et sensation de tension ; en même temps le malade perd l'appétit et souffre un peu de la tête.

Le 24 décembre. — Il éprouve un frisson violent qui se prolonge

plusieurs heures ; sa femme lui prend la température axillaire et note 400. Néanmoins le malade se refuse absolument à appeler un médecin. À

Le 25 décembre. — Le malade a encore 40; le soir il doit garder le lit; la rougeur a gagné le front; la céphalagie s’accroît, il y a quelques vomissements et de la diarrhée. Mais les jours suivants la température ayant progressivement baissé, le malade croit pouvoir se lever. ;

Le 1er janvier 1908. — Se produit un nouveau frisson, les maux de tête redoublent et la rougeur de la face qui semblait avoir pâli reprend une nouvelle intensité, la température est à 3905 et je suis appelé le 2 janvier, au onzième jour de la maladie.

Le malade, un gros homme, presque obèse, se plaint surtout de la tête et des reins; la face est occupée par une large plaque d’érysipèle rouge vif, épaisse et douloureuse à la pression qui n’a épargné que les lèvres et le menton; la lésion semble prédominer au front et empiète largement sur le cuir chevelu; les paupières sont tuméfiées surtout du côté gauche où l’œil complètement fermé et où les conjonctives très rouges sont le siège d’une sécrétion muco-purulente ; léger épistaxis ce matin. Les ganglions sousmaxillaires sont un peu gros.

La langue est sale, le ventre un peu ballonné, le bruit du cœur est très sourd ; le pouls assez mal frappé et légèrement arythmique

Les poumons emphysémateux présentent quelques râles souscrépitants aux deux bases en arrière.

Traitement: 1° Purgation au sulfate de soude; 2 potion avec

Meint- no VOMIMEEEESe 20 gouttes Acétated'AZH4". "500 4 gr.

EÉlitir-de/ Gants 22 7R |

Sirop de quinquina....... » aâa 50 gr. À Fausdée-Mélisses- mr \

3° Sulfate de quinine 0 gr. 20 pour 1 c. no 3.

40 Localement : Pommade à l’ichtyol sur la plaque d’érysipèle. Instillation de protargol à 1/20 dans l’œil. Instillation d’huile camphrée dans le nez.

3 janvier. — L’érysipèle a envahi toute la partie antérieure du cuir chevelu jusqu’au vertex. Le malade souffre beaucoup de la tête et à déliré cette nuit: il voulait se lever pour aller à son travail. Soif intense. Diarrhée abondante (il a eu 7 selles hier).

Température : 3904 le matin ; 4001 le soir; pouls 116, petit, un peu irrégulier ; respiration 34; les urines sont rares (350 gr. environ), chargées en urate, renfermant 0 gr. 40 d’albumine. Au cœur le premier bruit est très sourd. Les poumons présentent aux bases de la matité, de l'obscurité avec quelques sous-crépitants.

Traitement. — On fait matin et soir une injection de caféine et d'huile camphrée.

4 janvier. — La plaque d’érysipèle occupe tout le cuir chevelu jusqu’à la nuque. Le mal à la tête persiste, ainsi que l’agitation et le délire. La langue est très sèche. Diarrhée.

Température toujours au voisinage de 400: respiration 35 à la minute ; urines 500 gr. environ.

Traitement. — Injection intra-musculaire de 8 cc. d’électrargol. Badigeonnage de la plaque érysipélateuse avec de l’électrargol.

5 janvier. — L'état demeure grave, l’érysipèle a gagné la nuque, tandis que se forment au niveau des joues de volumineuses phlyctènes à contenu louche. La température est toujours élevée, cependant le pouls plus régulier et plus plein est tombé à 94; les bruits du cœur sont très mous ; la malade tousse un peu ; sous-crépitants disséminés dans les deux poumons en arrière; le mal à la tête s’est calmé quelque peu; il y a moins de délire; urines, 800 gr.

avec 0 gr. 50 d’albumine. L’injection d’électrargol a été indolore, sans réaction locale.

Traitement: Injection de 10 ce. d’électrargol ; badigeonnages de la plaque érysipélateuse à la nuque avec l’électrargol.

6 janvier. — Un peu d'amélioration. L’érysipèle ne gagne plus de terrain; le malade souffre moins et dort mieux ; moins de diarrhée, urines 1100 gr. Même traitement.

FEUILLE. DE TEMPÉRATURE UE EEE EE puis(uis}nis[n's}u{s u{s(nl fn suis]

Mois de

Janvier Resprrat. Pouls |Terop.

OBSERVATION XXVI. — Erysipèle.

7 janvier. — Quelques maux de tête hier; la lésion s’atténue du côté de la face, mais les régions pariétales présentent une infiltration d’æœdème dur et douloureux rappelant les bosses séro-sanguines.

Traitement : électrargol, 5 cc.

8 janvier. — Grandes oscillations depuis deux jours avec quelques phénomènes critiques: sueurs, urines plus abondantes, renfermant environ 0 g. 10 d’albumine.

10 janvier. — L’érysipèle semblait en voie de dégression lorsqu'il s’est fait ce matin une nouvelle poussée vers le côté gauche

du cou; le pavillon de l’oreille gauche est rouge, tuméfié et le conduit auditif externe complètement oblitéré par l'infiltration des téguments ; le mal à la tête est un peu revenu.

Traitement: Electrargol, caféine, huile camphrée, potion tonique.

11 janvier. — Amélioration. On remarque des phlyetènes sur le pavillon de l’oreille ; mais la rougeur des téguments est très atténuée. Urines, 1500 gr. sans albumine.

12 janvier. — Le malade est bien; la face, le cuir chevelu et le cou reprennent leur aspect normal.

Les injections d’électrargol sont supprimées: le malade entre en

convalescence.

Voilà donc un érysipèle grave, survenu chez un alcoolique, qui datait de 11 jours quand furent commencées les injections d’électrargol. Trois jours après le début des injections, l'amélioration commença et se maintint (sauf une petite reprise au 17° jour).

Il est difficile d'indiquer la part que püt avoir l'électrargol dans la guérison, cependant on peut dire que les injections furent bien supportées, ne provoquant aucune réaction fâcheuse locale ou générale, et qu’elles ne parurent pas influencer défavorablement le rein puisque l’albuminurie avait disparu avant qu’elles fussent supprimées.

- Quant aux badigeonnages, je ne les pratiquai que pendant trois jours et n’en observai pas d'action bien

manifeste.

Observation XXVWVIÏ, — Fièvre typhoide. — Electrargol (Communiquée par notre excellent ami, le Dr Loques, interne à l'hopital d'Avignon.)

S. E., 25 ans, ébéniste.

Antécédents héréditaires : Rien de particulier.

Antécédents personnels : Bonne santé habituelle.

Entré le. 14 novembre 1907. Malade depuis 10 jours: céphalée,

douleurs à la nuque, épistaxis, vomissements, constipation avec langue saburrale, rate grosse.

Aux poumons : râles de congestion à droite.

Le cœur est bon, le pouls à 90e.

Traitement : Calomel, quinine, lait, lavements froids.

Le 15 janvier. — Apparition des taches rosées, pouls 86-90; on associe le pyramidon à la quinine.

. Le 16 janvier. — L'état reste le même, pouls (matin) 98 ; pouls (soir) 100. .

Le 17 janvier. — Les bruits du cœur s’assourdissent, pouls 122.

Le 18 janvier. — On a tous les symptômes d’une myocardite, pouls, le matin 124; le soir 130. Adynamie. Devant la gravité des symptômes nous faisons une injection intra-veineuse de 10 ce. d’électrargol.

Le 19 janvier. — Les bruits du cœur sont déjà mieux frappés, pouls, matin 116; le soir 108. On pratique 2 nouvelles injections intra-veineuses de 5 cc d’électrargol (9 h. du matin et 4 h. du soir).

Le 20 janvier. — Congestion intense des deux poumons, cyanose des extrémités. Les bruits du cœur s’assourdissent à nouveau. Pouls, le matin 92; le soir 100. Le malade va sous lui. Nous faisons 10 cc. d’électrargol intra-veineux, le matin et le soir.

Le 21 janvier. — La congestion diminue; le cœur se relève. Les phénomènes de cyanose ont cessé. Pouls, le matin 80; le soir 100.

On supprime le pyramidon. Injection de 10 cc. d’électrargol le matin.

Le 22 janvier. — La congestion cède de plus en plus; les bruits du cœur sont bons. Le malade est dans la prostration la plus complète.

1 injection intra-musculaire de 5 cc. d’électrargol est faite matin et soir. Le pouls se maintient à 84.

Le 23 janvier. — Quelques râles subsistent encore à la base droite.

Il se produit une hémorragie intestinale assez abondante ; on donne de l’ergotine.

Injection intra-veineuse d’électrargol 10 ce.

Le 24 janvier. — Légère hémorragie. Nouvelle injection intraveineuse le matin ; le soir, huile camphrée.

Le 25 janvier. — Suppression de l’ergotine ; injection d’électrar- 2ol 5 cc.

of

Le 26 janvier. — Eschare sacrée ; injection de 5 cc.

Les 27, 28, 29, 30 janvier. — Injection de 5 cc. électrargol ; le malade se relève un peu.

typhoïde.

ièvre

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