‹ Contribution À L'Étude De L'Emploi Des Métaux Colloïdaux Électriques Isotoniques Stabilisés Dans Le Traitement Des Maladies InfectieusesChapitre 37 sur 46 · SCARLATINE · texte numérisé non relu

SCARLATINE

Les résultats sont satisfaisants. M. Iscovesco a vu évoluer un cas de scarlatine assez grave d’une façon bénigne, « comme une scarlatine avortée ».

Le professeur Robin a pu apprécier, lui aussi, l’action salutaire des ferments métalliques sur deux cas de scarlatine, dont l’un compliqué d’une otite purulente double.

ERYSIPÈLE

M. Iscovesco a noté une défervescence complète; là dermite faciale a guéri en huit jours, presque sans traitement. M. le D' Bousquet, chef de clinique, a obtenu un résultat très heureux (voir observation XIX du professeur Carrieu).

ANGINE DIPHTÉRIQUE ASSOCIÉE

LOFFLER ET STAPHYLOCCOQUE

Le professeur Carrieu et M. Roger, interne, ont pu constater de quel grand secours ont été les métaux colloïdaux pour aider le sérum antidiphtérique à lutter contre l'intoxication avancée de l'organisme.

De même, dans un cas d’angine à steptoccoque, avec une température de 40°2 et un état général très grave, M. Iscovesco a obtenu une défervescence en 48 heures avec guérison de l’angine streptococcique.

Le professeur Robin rapporte un cas de diphtérie chez un maréchal-ferrant de 20 ans « chez qui deux injections de ferments métalliques eurent des effets semblables à ceux du sérum antidiphtéritique ; la température tomba de 40° à 37°5, les fausses membranes se détergèrent en 48 heures et il y eut dans les urines une énorme décharge d'urée, d'acide urique et d’indoxyle ».

Les résultats ont été remarquables avec l'or et le palladium dans un cas d’angine pseudo-membraneuse à streptocoques, dans un cas d’angine crythémateuse avec contractures des masséters et ganglions douloureux des deux côtés du cou (cités par le professeur Robin).

INFECTIONS PUERPÉRALES

Le D' Banzet, médecin de l’Asile maternel de la Société Philanthropique, a communiqué au professeur Robin une observation de septicémie puerpérale grave chez une accouchée de 19 ans. Malgré de nombreux lavages utérins, sulfate de quinine, frictions au collargol, injections souscutanées de sérum, curettage utérin, aucune amélioration ne se produit. On injecte de l’Ag. colloïdal pendant cinq

APN

jours ; l'état général très grave s'améliore rapidement, les vomissements cessent, le pouls devient meilleur, les urines augmentent, la malade sort de sa torpeur.

Nous avons pu nous-même apprécier l’heureuse action des métaux colloïdaux dans un cas d'infection puerpérale très grave, à la Maternité de Montpellier.

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