V. — Conclusions
De cette longue série d'observations plusieurs faits se dégagent :
1° C’est l’action indubitable des métaux colloïdaux électriques.
2 C’est aussi l'assimilation qui peut être faite de ces métaux isotoniques et stabilisés aux solutions pures de Bredig ou ferments métalliques du professeur À Robin. Les résultats sont nettement comparables.
Sans vouloir accorder la préférence à l’une ou à l’autre de ces formes de colloïdes, il nous est toutefois permis de conclure fermement à la valeur et à l’activité thérapeutiques propres des solutions colloïdales électriques isotoniques stabilisées. Nous devons même accorder à ces dernières une qualité que ne possèdent pas du tout les solutions pures de Bredig : celle de se conserver indéfiniment ; leur emploi dans la pratique médicale courante est ainsi assuré.
3° Au point de vue physiologique : les métaux colloidaux s’absorbent très facilement, quel que soit le mode d'introduction ; ils s’éliminent bien par le rein et sont absolument dépourvus de toxicité.
4 Au point de vue bactériologique : Ce sont des agents bactéricides excessivement précieux (l’Ag. surtout) et bien plus actif que les antiseptiques actuels.
On ne saurait leur appliquer la vieille formule « qui vise le microbe, abat le patient ».
5° En effet, introduits dans l'organisme, ce pouvoir bactéricide se double d’une action spéciale comparée à celle des « oxydases », action due à leur pouvoir catalytique et qui vient se surajouter aux éléments naturels de défense
de l'organisme. «Ces métaux, dit le professeur Robin, corroborrent, stimulent même cette défense quand elle fait défaut. »
Ils agissent, en un mot, dans le sens même de la natura médicatrix.
Au point de vue thérapeutique, en effet, on note que ces métaux sont naturellement indiqués dans les maladies infectieuses : médicales ou chirurgicales.
1° Par leur pouvoir bactéricide inoffensif pour l’organisme.
2° Par les effets salutaires qu’ils produisent. Sous leur influence, en effet, la température s’abaisse considérablement après une légère ascension qui se produit une heure ou deux après l'injection ; le pouls se régularise et se relève; les phénomènes nerveux de toxi-infection s’amendent ; les actes pathogènes s’atténuent et on assiste bien souvent à une véritable « crise sudorale et urinaire » d’un pronostic toujours heureux.
Parallèlement à ces phénomènes, on observe une augmentation notable de l’urée, de l'acide urique (A. Robin) une élévation de quotient azoturique (Charrin), d'autre part la formule leucocytaire est nettement modifiée (Achard et Weil). »,
Mentionnons également d’une façon spéciale la violence de la réaction qui se produit après une injection intrarachidienne de solution colloïdale. Cette réaction (1) se manifeste par une forte élévation de la température, une céphalagie violente, des douleurs lombaires très vives et un tremblement généralisé.
(4) Voir observations XVI (typhoïde) du professeur Carrieu, et XXIIT du Dr Laurens. |