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Pour le professeur A. Robin, à côté de ‘ces grandes différences chimiques, il y a encore les différences de doses: « Le collargol étant employé à dose relativement massive, quand on le compare aux ferments métalliques qui agissent énergiquement à 30 millionnièmes. »
La méthode chimique, très simplifiée pour centains corps tels que les albumines, gélatines, colles, gommes
(il suffit, en effet, de mettre ces corps en contact avec l'eau pour obtenir un mélange colloïdal) exige, comme lindiquent Victor Henri et André Mayer, des conditions de formation spéciales quand il s’agit des corps auxquels on applique le vocable instable. « Lorsque dans un milieu homogène, disent ces auteurs, pour expérimenter une solution d'acide arsénieux dans l’eau distillée, on ajoute de lPS, il se forme un précipité de sulfure d'arsenic. Si au lieu d'ajouter l'S brutalement, on arrive à la limite où la précipitation devrait seulement commencer et qu'on ménage l’arrivée de l'FS de manière à toujours rester dans ces limites, dans cette zône intermédiaire, on obtient un système colloïdal. » Donc la zône intermédiaire entre deux états différents, celle qu'Ostwald désigne sous le nom de zône métastabile, est la zône dans laquelle se produisent les systèmes colloïdaux.
On obtient de la même manière des systèmes colloïdaux avec beaucoup de métaux en réduisant très lentement leurs oxydes ou sels par des agents divers, tels que le phosphore, l’aldéhyde formique, etc.
Malheureusement, toutes les solutions colloïdales ainsi obtenues sont toujours impures ; elles sont souillées par les éléments constituants qui n’ont pas été employés dans la réaction et par ceux formés secondairement pendant la réaction. Il est, de plus, très difficile de se débarrasser