‹ Contribution à l'étude de l'emploi du plasma sec, humain, normalChapitre 9 sur 20 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

Emploi du Plasma

dans le Cadre d’une Grande Unitée Blindée

UTILISATION DU PLASMA SEC HUMAIN NORMAL AMÉRICAIN A L'ÉCHELON DU MÉDECIN DE SOUS-GROUPEMENT

Nous avons vu, dans la première partie, les moyens d’action de ce médecin de sous-groupement blindé, les circonstances dans lesquelles il est appelé à intervenir. Un char vient de recevoir un coup direct d’une arme anti-tank, d’un bazouka isolé dans la nature; un half-track, transport d'infanterie, a été exposé à un tir de mortier ou de mitrailleuse lourde; le médecin, appelé par radio, fait dégager sa jeep ou son half-track sanitaire de la colonne de blindés et se porte auprès du véhicule endommagé.

Quelle sorte de blessés y trouve-t-il ? Des abdominaux, des thoraciques, des grands polyblessés, des hémorragiés, des brûlés, des écrasés, des soufflés dont les blessures sont susceptibles d'’entraîner un état de choc incompatible avec un transport prolongé. Cette catégorie de blessés constitue la première urgence, destinée en principe au platoon du Field-Hospital, et sera traitée sur place par une première transfusion de 500 à 1000 cc. de plasma.

Les éléments qui permettent d'apprécier rapidement l'utilité de la transfusion d'urgence sont :

1° L’anamnèse, l’heure de la blessure, la quantité de sang épanché, les troncs vasculaires intéressés, l’étendue de la brûlure ou la situation de la fracture donnent des indications précieuses, pourtant sujettes à caution.

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