‹ Contribution à l'étude de l'Encéphalite épidémique polymorphe: Chez l'enfantChapitre 8 sur 32 · LP CE · texte numérisé non relu

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ment autour de l’aquedue de Sylvius et dans la région

du locus niger.

Lésions microscopiques. — À l'examen histologique, on reconnaît l'existence de lésions méningées plus ou moins accentuées : méningite ét hémorragies. Les lésions microscopiques du tissu nerveux sont surtout vasculaires et périvasculaires. Elles frappent principalement les veinules et leurs rameaux précapillaires : les altérations artérielles font généralement défaut. La gaine Ivn-phatique des vaisseaux est infiltrée de cellules : dans ces manchons périvasculaires qui constituent la lésion la plus apparente, on reconnaît des lymphocytes qui sont en majorité et des mononucléaires.

Au voisinage des vaisseaux altérés, on trouve parfois des fibres à myéline détruites, en voie de dégénérescence wallérienne et des foyers hémorragiques avec une réaction macrophagique se manifestant par la présence de cellules mononucléaires chargées de graisse et de pigment sanguin.

‘onsécutivement se produit une néoformation capillaire et on trouve dans la paroi des petits vaisseaux des cellules plasmatiques de diverses grandeurs.

On peut constater aussi l’existence de petits foyers hémorragiques autour des veines et des capillaires, accompagnés de pigment hématique libre ou inclus dans l’endothelium vasculaire ou dans les phagocytes.

La réaction névroglique, tantôt existe, tantôt fait défaut. Les lésions des cellules nerveuses d'ordre dégénéralif ont été rencontrées surtout dans les noyaux gris du mésocéphale, c'est-à-dire principalement dans les

noyaux d'origine des nerfs, et dans le locus niger du

pédoncule cérébral, qui paraît être le siège de prédilection des lésions de l'encéphalite épidémique.

On a décrit aussi des lésions cellulaires dans la substance grise de l'écorce cérébrale. Les cellules des cornes antérieures de la moelle peuvent être altérées et présen-

ter de la chromatolyse avec neuronophagie.

La topographie des lésions paraît assez constante.

Bilatérales, mais non symétriques, elles occupent surtout le pédoncule cérébral et la protubérance, remontant de là en s’atténuant dans la région sous-optique et les noyaux gris-centraux, rarement jusqu'à lécorce et descendant en s’atténuant aussi dans le bulbe et parfois la

moëlle.

Rapport général des lésions et des symptômes. — Si on cherche à se représenter, dans une vue d'ensemble, le siège habituel des lésions, celles-ci occupent principalement le mésocéphale en prédominant. sur l'extrémité antérieure et la partie supérieure de la tige encéphalique. Sur une coupe verticale de cette tige, on pourrait les figurer au maximum dans le pédoncule cérébral d'où elles s'étendent en haut, mais en diminuant rapidement, vers la région sous-optique et la couche optique, et en bas, en diminuant plus lentement vers la protubérance et le bulbe.

Sur des coupes transversales du mésocéphale, on pourrait figurer Je maximum des lésions à la partie postérieure.

À l'étage pédonculaire, ce sont la calotte et le locus nier qui sont le plus touchés par les lésions, le pied

étant sensiblement indemne,

A l'étage protubérantiel, les lésions sont sensiblement limitées à la région postérieure, la région pyramidale antérieure étant presque indemne.

Il en est de même à l'étage bulbaire.

Comme presque tous nos cas d’encéphalite épidémique ‘infantile s'accompagnent de syndrome parkinsonien et de troubles du tonus musculaire ou de mouvements choréo-athétosiques, il est ulile de rappeler ici que c'est au syndrome strié, auquel correspondent les lésions du noyau caudé et du putamen (partie externe du noyau lenticulaire), qu'appartiennent les mouvements choréo-athétosiques et les signes de paralysie pseudo-bulbaire. Le tremblement et la rigidité parkinsonienne sont dûs d'autre part à des lésions du globus pallidus (partie interne du noyau lenticulaire), mais aussi à des lésions des noyaux avec lesquels ils sont en connexion : tout d’abord le locus niger de Sœmme-

ring, puis le corps de Luÿs et le novau rouge.

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