CONCLUSIONS
Il existe, à côté de la forme commune de l’actinomycose cardiaque, dont nous avons rappelé les caractères essentiels, une forme très particulière et de connaissance toute récente, représentée par quatre observations indiscutables.
Ses manifestations cliniques sont celles de toute endocardite infectieuse. L’hémoculture peut se révéler positive ou rester négative pendant toute la durée de l’évolution. ee
Dans les quatre observations auxquelles nous faisons allusion, la maladie s’est terminée par la mort du sujet. L’autopsie a permis de montrer, dans les quatre cas, li présence de végétations endocardiques, semblables à celles des autres endocardites, si bien que l’auteur de l’une des observations considère le cas qu'il rapporte comme étant impossible à différencier d’une endocardite infectieuse microbienne, lorsqu'on ne considère que les caractères cliniques et macroscopiques. ©
Une autre particularité anatomique importante est le caractère primitif de la lésion de l’endocarde, la porte d'entrée n'étant pas apparente.
Le diagnostic étiologique de cette endocardite repose donc en dernière analyse sur l'étude minutieuse des végétations, étude qui comporte à la fois l’examen histologique, l’étude des frottis, la culture sur milieux divers et l’inoculation à l'animal.
PT Are =
Vu sa grande rareté et l’inefficacité de toutes les thérapeutiques essayées, l’endocardite actinomycosique ne nous semble pas d’un intérêt pratique considérable. Par contre, elle soulève des problèmes d'ordre théorique très divers.
En effet, c’est une manifestation apparemment primitive et la porte d’entrée ne semble connue dans aucune des observations.
Ses manifestations cliniques la différencient très nettement de la forme commune de l’affection, très bien tolérée et compatible avec une survie assez longue. Nous nous demandons si cette différence de gravité est liée à la différence de localisation anatomique ou bien si l’état antérieur du sujet y intervient.
L'évolution est beaucoup plus rapide que celle de la forme commune et les lésions anatomiques, sur lesquelles nous nous sommes étendus ci-dessus l’en différencient également.
L’endocardite actinomycosique constitue ainsi un
exemple du fait qu’un même agent pathogène peut déter- miner, au niveau d’un même organe, des manifestations cliniques et anatomiques très différentes suivant la voie d'apport et la localisation.
. Vu, le Doyen : Vu, le Président de thèse :
BINET BENARD Vu et Permis d'imprimer, Le Recteur de l’Académie de Paris :
SARRAILH