CONCLUSIONS
Et maintenant, qu’il nous soit permis, en manière de con-
clusion, de schématiser en quelques propositions, les notions
capitales qui nous ont été précisées par la lecture des observations que nous avons résumées dans ce modeste mémoire.
La réalité de l’'Endocardite mélitococcique est aujourd’hui solidement établie.
Secondaire elle ne diffère en rien, ni par ses caractères cliniques ni par ses caractères évolutifs, des endocardites ulcéro-végétantes malignes. Elle se greffe sur d’anciennes lésions rhumatismales cicatrisées.
Primitive, on en distingue deux groupes:
A) Malignes. — Elles ont une évolution progressivement mortelle et sont généralement génératrices d’infaxtus et d’embolies;
.B) Bénignes. — Klles rassemblent les cas les plus intéressants et les plus curieux des endocardites brucelliennes. Leur évolution favorable vers la guérison, leur confère une individualité propre. La discrétion des signes cliniques de l'infection qui leur a donné naissance soulève des difficultés diagnostiques qui ne peuvent être résolues que par la connaissance approfondie du problème des Brucelloses en France.
1° La Fièvre de Malte, maladie essentiellement rurale et
RO y PRE
maladie professionnelle tend, pour les mêmes raisons, à devenir une maladie familiale.
2° L’Inoculation par courtage direct, l'emporte en fréquence sur la contamination indirecte alimentaire.
3° L'élément de certitude du diagnostic de la Brucellose ue peut être obtenu qu’avec lPappui indispensable du laboraloire. Le séro-diagnostic et l’hémoculture en sont les conditions essentielles.
4° La vaccinothérapie précocément utilisée représente la thérapeutique de choix, comptant déjà de très nombreux succès. En présence d’une manifestation solitaire de l’infecüon brucellienne, l’obéissance de la maladie à la médication constitue un élément de diagnostic infiniment précieux.