‹ Contribution à l'étude de l'endocardite infectieuse généraliséeChapitre 13 sur 22 · BACTÉRIOLOGIE · texte numérisé non relu

BACTÉRIOLOGIE

L'agent pathogène de l'endocardite infectieuse a été l'objet de longues recherches qui ont abouti à la découverte de nombreuses espèces microbiennes jamais observées dans d’autres affections.

Parmi celles-ci, il faut citer le bacille de Gilbert et Lion qui, par inoculalion dans la veine marginale du lapin, détermine tantôt des lésions du. cœur et de l'aorte, tantôt des lésions méningées ; le bacillus brevis endocarditis de Weichselbaum étudié également par Netter ; le micrococcus endocarditis rugatus et le bacillus capsulatus décrits aussi par Weichselbaum ; le bacille immobile et fétide de Fraenkel et Saenger, le staphylocoque citrin de Josserand et Roux ; le bacille pyocyanique d'OEttinger, Monnier, Vincent, Triboulet, Cadet de Gassicourt.

À côté de ces nombreux agents, on a souvent isolé dans les végétations cardiaques soit les microbes spécifiques des maladies générales connues, soit les agents spécifiques de la maladie d’origine de l’endocardite, soit les agents d’une infection secondaire. C’est Guttmann, puis Bouchard, Triboulet qui identifièrent le staphylocoque doré, Le streptocoque, le bacterium coli, le bacille de

PRET QORE . Pfeiffer furent incriminés. Les toxines microbiennes solubles ainsi que les produits toxiques d’origine organique ou minérale ont aussi leur äction indéniable.

Nous pouvons dire que presque toujours, dans l’endocardite infectieuse, on peut connaître le facteur actif de l'affection.

Il n’en est pas de même pour l’endocardite d’origine rhumatismale.

Bien des auteurs isolèrent des microbes qu'on a crus spécifiques à côté de germes banaux. Achalme et Thiroloix ont décrit un bacille nouveau; Pétrone isola un microbe identique aux monades décrites par Krebs; Wilson et Leyden cultivèrent des microcoques et des bacilles courts ; Triboulet et Coyon, un diplocoque ; Carrière enfin observa un bacille identique à celui d’Achalme et Thiroloix. |

M. le docteur M.-F. Carrieu reprit, en 1913 et dans les années précédentes, cette étude bactériologique. Pour lui, le bacille d’Achalme est un perfringens vulgaire qu'on retrouve dans d’autres affections que le rhumatisme, alors qu'on ne le retrouve jamais dans les hémocultures, les inoculations ou les examens directs du sang des rhumatisants. L'agent pathogène du rhumatisme serait un virus dit filtrant, analogue au virus des infections à protozoaires. C’est dans ce sens que sont maintenant dirigées les recherches, encore que cette notion de virus filtrant soit insuffisante pour le rhuma-

tisme articulaire aigu.

Nous aurions pu penser, d'après l’élude pathogénique des endocardites, que, dans le cas qui nous intéresse, l'endocardile était consécutive à l'infection grippale, d’ortgine secondaire comme la plupart des endocardiles infeclieuses, et nous allendre dès lors à retrouver au labora-

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loire le bacille de Pfeiffer. Or l’hémocullure faite en avril est restée négalive. ;

Sommes-nous en présence d'une endocardile grippale ? Le fait d'hémocullure négative n'est pas suffisant pour l’éliminer, de méme par exemple qu'une hémoculture négative pour le bacille d'Eberth ne saurait éliminer dans lous les cas une typhoide.

Sommes-nous en présence d’une endocardite rhumahismale conséculive à un rhumalisme infeclieux? C'est plus probable, étant donnée la chronologie de l'évolution clinique.

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