IV. — Le diagnostic présente de nombreuses dif
ficultés. Dès que lon soupçonnera la possibilité d’une endocardite infectieuse, il faudra pratiquer. ‘une hémoculture et en cas d’échec, recommencer la
tentative à plusieurs reprises; on finira souvent par
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avoir un résultat positif. Les insuccès fréquents de l’hémoculture peuvent s'expliquer par la faible vitalité du germe; peut-être par l'hypothèse de la présence intermittente du microbe dans le sang où il -se rencontrerait surtout au moment des grands accès fébriles.
V. — La maladie frappe de préférence les gens ayant eu une atteinte cardiaque antérieure, même légère, et se produit à l’occasion d’une infection toujours bénigne des premières voies respiratoires ou de l'appareil génital de la femme le plus souvent. L'évolution est très insidieuse et les signes car-
diaques restent toujours au second plan.
VI. —— Les embolies sont toujours aséptiques et semblent être dues à des coagulations secondaires produites au niveau de la lésion et lancées dans la
circulation.
VIL — Il n'existe aucune thérapeutique efficace à l'heure actuelle, tous les traitements essayés jusqu’à ce jour ont échoué. Les recherches semblent
devoir être poursuivies dans le sens de la vaceino-
. thérapie et de la sérothérapie.
OBSERVATION T | | (Hôpital Laënnec. ee Service de M. ses HE
Mme R.., âgée de 2? ans, Ste à l'hôpital le g. juin A 1920 pour anémie accompagnée de fièvre. Sas
Rien de particulier dans ses antécédents héréditaires et collatéraux. ITR ee
Antécédents personnels. — En bas âge, étant encore
‘au sein,-elle a été prise d’une crise de dyspnée ‘avec asphyxie, et un médecin appelé aurait constaté Pexistence dune malformation cardiaque congé: ‘inale. | \
Sa mère aurait eu une grossesse absolument not male el n'aurait présenté. aueun - accident. Elle- même étant enfant n'a jamais eu de cyanose, seulement de ae dyspnée assez intense pendant les efforts, la course, la montée des escaliers, mais elle n’a Jamais eu de nou- Ve velles crises d’asphyxie. Elle a toujours été pâle. V
Les rè,les ont. débuté à douze ans et sont depuis QE temps revenues {toutes les trois semaines environ jus-. A qu'en février 1920 où elles s'arrêtent et réapparaissent | ‘ seulement quinze jours avant son entrée à Phôpital.
Comme maladies antérieures, elle a eu la rougeole dans l'enfance, mais aucune atteinte de rhumalisme arliculaire aigu. Au début de 1920, la malade à eu 7 quelques hémoptysies légères, mais revenant assez