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fréquemment au point de devenir presque quotidiennes. NE En même temps, elle accuse de l’anorexie et un amaigrissement assez marqué, mais elle n’a pas de fièvre et
peut continuer à travailler. de.
En février, la fièvre apparaît : 38°-38° 5, avec un peu ss : de toux et toujours de petites hémoptysies. La malade 2 ë voit un médecin qui ne lui trouve aucune localisation 14
pulmonaire et diagnostique une grippe légère avec état TER congestif des poumons, aggravé et entretenu par là Be malformation cardiaque qu'il croit être une communi--
cation interventriculaire, mais que l’autopsie révèlera 2 0 absolument inexistante. I] la traite par le repos et la |: A digitale à petites doses prolongées avec des interrup- De. tions. #
Quelques jours après, les règles apparaissent et les hémoptysies s'arrêtent, l'état général s'améliore sensiblement, mais il persiste toujours une asthénie assez marquée qui est traitée sans grand résultat par des injections hypodermiques de cacodylate de soude.
La température reste instable, montant le soir à 37°.8- 38°, mais sans que la malade présente aucun autre phé- +54
nomène, ni sueurs ni frissons, ni anorexie, On ne constate toujours aucun signe à l’auscultation pulmonaire: Re cependant on note une légère submalilé au sommet | droit en arrière, qui est attribuée à lPhypertrophie pro- Es -bable des oreillettes. :
Au début de mai, 1a fièvre devient plus oscillante, ; vue
s’élevant à 39° et plus le soir, et ne redescendant pas à V Ja normale'le matin. Cette fièvre s'accompagne alors de + SU
sueurs nocturnes très abondantes, de troubles dyspeptiques à forme hyperchlorhydrique (appétit conservé, douleurs tardives, trois heures après les repas calmées par les alcalins) qui disparaissent au bout de peu de temps.
A ce moment se produit ue retard de Tea de trois mois sans grossesse. | L'examen pulmonaire révèle alors au sommet droit une inspiration rude et une expiration prolongée et soufflante avec submatité en arrière, Un examen bactériologique des crachats est pratiqué et. ne montre pas de B. K. 2e Fi dE :
On pense à la me au début. Ya malade est mise au lit, fenêtre ouverte, el De un cachet de CrvOgénine le soir. =
Au bout de quelques jours de ce traitement, les sueurs ; et la toux disparaissent, les signes d° auseultation E s'améliorent, mais la fièvre persiste toujours, La tempéralure oscille entre 38° 5 et 40°, présentant des rémissions matinales de 1° à 1°5, puis vers le milieu du mois, la courbe prend le tvpe des grandes oscillations.
La température «est à 37° -37° 5 le matin et le soir elle "+ monte à 39°-39°5, parfois même à 40°. Vers la fin du LE mois, les oscillations deviennent moins fortes et'on me: = remarque plus que 1° à 1°5 de différence entre le matin el le soir. La malade alors se décide à entrer à l'hôpital.
Le 5 juin, à son entrée, on constate un état général assez bon malgré une anémie intense. La lempérature î oscille entre 38° et 39°. Le pouls est à 126. ee
On ne nole rien de particulier à Pappareil digestif, ni au système nerveux. Les urines sont peu abondantes,
900 grammes par 24 heures; elles sont foncées et ne contiennent ni albumine ni pigments biliaires. s Aux poumons, on ne constate rien d'anormal en avant, Au sommet droit, en arrière, il y à un peu de submatité et l'expiration est prolongée et un peu souf- flante. Aucun bruit surajouté, 11 n'y a pes d CAPECIOIE | tion. z Fa
Au cœur, la pointe bat dans le 4 espace intercostal en Ÿ
dedans du mamelon. L'auscultation du cœur révèle |
(spores
f* Un souffle svystolique rétrosternal s'étendant du 2" espace intercostal à la pointe du sternum sur la ligne
médiane et disparaissant latéralement.
2° Un souffle systolique de là pointe à timbre plus doux se propageant nettement dans l’aisselle. L'examen radioscopique pratiqué le 7 juin donne les
résultats suivants : « Poumons et plèvres sensiblement
« normaux. Remarquer toutefois la présence de calei- « fications lenticulaires au pédicule hilaire gauche. Les
« ombres hilaires droites ne renferment pas dé taches
« ganglionnaires bien individualisées. L'ombre cardio- « aortique est animée de mouvements anormalement
« amples ef fréquents. Le grand diamètre horizontal du
« cœur égale 12 centimètres; il est normal. La hauteur « du ventricule gauche égale 6 centimètres; cela est
« également normal ».
Pendant deux jours, la température oscille entre 38° et 39°, puis le 8 au soir, elle monte à 40° ef se maintient alors entre 39° et 40° avec des oscillations irrégulières.
On donne à la malade quotidiennement 10 gouttes amères de Baumé, puis à partir du 10 on fait une série de 4 injections intraveineuses de 2 cm. 3 d'or colloïdal à raison d'une fous les deux jours.
Le 12 juin, on pratique une euti-réaction qui est négative. Un examen du sang donne les résultats suivants « Hématies 911.840. Les hématies sont inégales, « quelques-unes sont déformées ou en voie de destruc-
«tion; il n'y à pas d’hématies nucléées ou d’hématies
« poly-chromatophiles ». « L'examen du sang au Tallq- « wist donne une valeur de 50 %./La valeur globulaire « est très augmentée égale 2,467. I1 y à 5.600 globules « blancs par millimètre cube; ils se répartissent ainsi : « lymphocytes 135 %; grands mononucléaires 55 %; « moyens monocnueléaires 7 %; polynucléaires 74 %.
io
« I y a aussi des globules blancs en voie «et quelques formes difficiles à identifier. » : Le 13 juin, on fait une hémoculture avec, ensemencement sur bouillon mixte et sur milieu T suivi de repiquage sur gélose aseite. Les résultats sont négatifs. Les jours suivants la température se maintient entre 39° et 40°. Parfois, la FPE tombe 1è matin à 38°
mais remonte le soir à près de 40°. Les urines sont tou-
jours peu abondantes. La courbe urinaire se tient entre 500 et 1.000 grammes, ce dernier chiffre est: rarement dépassé. . Be
On donne contre la fièvre de la cryogénine : 0 gr. 50 le soir sans résultat et vers le 20 on ajoute de l’adrénaline à raison de 10 gouttes d'abord, puis de 20 gouttes ensuite par jour, et on pratique tous les deux jours une injection de 1 em. 3 de néo-rhomnol. Ce traitement est continué jusqu’à la fin du mois.
Le 2{f juin, le souffle de la pointe disparait, mais le souffle rétrosternal s'accentue. Aux poumons, il y à de la matité à la base droite; la respiration est extrême-
ment soufflante au sommet droit; il y a de plus quelques
râles, mais peu marqués et disparaissant rapidement. Le 23 juin, pas de modification du côté du cœur. A la
. base droite, il y a de la matilé, de l'augmentation des
vibrations et des frottements perceptibles à la palpa-
{ion, quelques râles et un souffle intense en deux temps.
Un examen de crachats avec coloration par le Gram el le Ziehl ne montre que du pneumocoque . divers autres microbes, pas de B. K.
Le 28 juin, on pratique un nouvel examen radioscopique qui donne les résultats suivants : « A droite semis « de marbrures el de larges laches peu foncées à la « base. Cavernes à l’union du tiers supérieur et du tiers
« moyen du champ pulmonaire. Augmentation impor-
« tante de l'aire de projection cardiaque avec. dextro-
LR: LES
« cardie. Distension légère de l'oreillette gauche du CuCHŒUT:), Le 29 juin, apparition de purpura aux deux jambes avec un peu d'ædème des malléoles. A la partie moyenne du poumon droit, il y à un souffle intense, presque amphorique, avec des râles nombreux. Le diagnostic de tuberculose semble alors évident ef on pense à une pneumonie caséeuse, La température à.ce moment baisse un . pu dans lensemble et se maintient entre 38° et 39° 5.
Le 2 juillet, le-purpura à disparu entièrement, mais on constate de Palbuminurie et une tachycardie marquée. Le cœur bat à 170. Aucune modification des signes pulmonaires et cardiaques. On donne à la malade 10 gouttes de digitaline pendant trois jours, puis le pouls redescend à 120. La température oscille entre 38° et 39° et vers le 15 juillet, les symplômes pulmonaires s’amendent; la courbe des urines remonte sensiblement et se maintient dans les environs de 1.500. L'albuminurie persiste et un dosage pratiqué le 1° août montre 0er. 25 par litre. :
Vers le 4 août, la température baisse de nouveau et oscille entre 37° et 38°. On pense à l’endocardite infectieuse et on pratique une hémocullure sur milieu T; après 48 heures, rien n’a poussé; 54 heures après, on fait un réensemencement sur milieu T; au boul de 48 heures les résultats sont-négatifs.
Le 7 août, le pouls est à 125, Au cœur, disparition du . souffle de la pointe; à l’orifice aortique, diminution de l'intensité du souffle avec assourdissement des bruits du cœur. La malade est très affaiblie; on injecte de
l'électrargol. |
Le 8 août, la malade à une crise de tachycardie avec - état syncopal. Dans la nuit du 11 au 12 août, à 22 heures, nouvelle crise de tachycardie avec sueurs profuses et douleurs précordiales intenses. Le 12 août, à 4 heures
Lage
du matin, se produit uné nouvelle crise avec dyspnée.
très intense et qui aboutit à la mort.
L’autopsie est pratiquée le 13 août 1920.
Les poumons ne présentent pas de lésions tubereuleuses. I y à un gros ædème généralisé el un peu de congestion des bases. 7 4 Il existe une volumineuse adénopathie ue chique avec des ganglions de la grosseur d’un œuf de pigeon s'écrasant sous le doigt. RAC
La
Le foie pèse 1.700 grammes et présente des lésions de
dégénérescence graisseuse. La rate pèse 245 grammes.
Les reins sont pâles, non congestionnés et pèsent, le
droit : 170 grammes, le gauche : 145 grammes. Dans le péricarde, il y à une cuillerée à soupe de
liquide citrin et on constate sur la face antérieure la
présence d'une grappe de fibrine, Le cœur pèse 380 grammes et montre une endocardite végétante de l'orifice de l'artère pulmonaire. La
pièce est déposée au laboratoire d'anatomie patholo-
gique de. la Faculté et porte le n° 1.444. Il n'y a pas de malformation congétinale du cœur. À l’orifice pulmo-
-naire, on constate la présence de végétations volumi-
neuses sur Jes valvules sigmoïdes, Ces vég gétations forment au niveau de chaque valvule une masse dislincte, s’implantant sur la valvule, surtout sur la face ventriculaire, mais la débordant et faisant saillie dans
l'artère pulmonaire. Elles sont grisàtres, bosselées, irrégulières, inégales, peu friables, de consistance dure. La
lésion à débordé les valvules et s'étend sur la paroi du canal artériel, en petites végétations qui partent du niveau des valvules et remontent sur une hauteur de
2 cm. environ, A cette hauteur, elles forment un petit
amas confluent. I} n’y à aucune lésion sur la valvule
auriculo-ventriculaire. P
PP EN EE le SP CEE EC PRO PNR EN A RE
L'examen bactériologique fait par M. AMEUILLE. à montré dans les végétations la présence du strepto-
coque.
Le diagnostir d'endocardite infectieuse prolongée a
— été posé seulement peu de temps avant la mort et pendant longtemps la maladie à été méconnue. On avait successivement pensé à l’anémie pernicieuse, à la tuberculose aiguë, enlin à l’endocardite prolongée, diagnostic 3 que l’'hémoculture n’avait d’ailleurs pas vérifié. Les con- mémoratifs de la malade parlant d'une malformation congétinale du cœur constatée en bas âge d’abord, puis tout récemment, augmentaient considérablement les
difficultés du diagnostic.