‹ Contribution à l'Étude de l'Endocardite Infectieuse ProlongéeChapitre 4 sur 13 · ETUDE CLINIQUE · texte numérisé non relu

ETUDE CLINIQUE

L’endocardite infectieuse prolongée frappe de préférence les sujets jeunes, surtout de 18 à 25 ans, elle est exceptionnelle au-dessus de 30 ans.*

Deux faits sont caractéristiques dans l’étiologie. Presque toujours, il s’agit de malades ayant un passé cardiaque : malformation congénitale du cœur, endocardite bénigne antérieure consécutive à une attaque de rhumatisme articulaire aigu ou à une chorée; parfois même on note simplement une ou plusieurs attaques de rhumatisme articulaire sigu ayant en apparence respecté le cœur.

Ensuite, peu avant le début des accidents, il y a une infection bénigne siégeant souvent sur les premières voies respiratoires, pharyngite, angine, parfois même seulement une petite infection buccale ou dentaire. Chez la femme, on constate assez fréquemment une légère infection génitale et dans un cas que nous avons pu voir, la maladie s'était déclarée à la suite d’une fausse couche de deux mois qui avait évolué sans aucun accident infectieux

apparent.

Donc, deux faits capitaux : antécédents car- “iiques d’une part, infection très atténuée à l’origine d'autre part. Il semble done que l’endocarde par suite de sa lésion antérieure ne soit pas en état de résister à une septicémie {rès atténuëée produite

par l'infection causale. & CN .

Le début est très insidieux et se manifeste par de la fatigue générale, de l’asthénie, de l’anémie, de l’anorexie, accompagnée de fièvre à allure assez irrégulière, mais peu élevée dans son ensemble, et avec frissonnements assez fréquents. Ces symptomes orientent vers le diagnostic de tuberculose, d’anémie pernicieuse ou même de cancer. Cet état peut se prolonger assez longtemps : un ou deux mois: pendant ce temps, les malades se sentent fatigués, mais peuvent continuer leur travail; ce n’est qu'à lapparition d’autres symptômes qu’ils. s’alitent. |

Les premiers signes qui ouvrent la scène et qui sont parfois très précoces sont les arthropathies, parfois l’hématurie. Après l’apparition des premiers symptômes, le tableau clinique se complète souvent assez rapidement et la maladie se caractérise alors par ses quatre grands symptômes dont la réunion est pathognomonique et suffit à établir le diagnostic (DEBRÉ). Ce sont les arthropathies, les manifestations cutanées, la splénomégalie et l'anémie intense; les signes cardiaques restant en général au deuxième plan. |

Les arthropathies sont en général le premier

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