ANATOMIE PATHOLOGIQUE
Les lésions sont toujours végétantes. Il n’y a pas de processus ulcératifs comme dans lendocardite maligne aiguë. Les végétations sont en général volumineuses, de consistance variable, plutôt fermes, irrégulières, bosselées, non friables. I n’y a ni ulcération, ni perforation valvulaire, ni rupture tendineuse, comme dans la forme aiguë.
Les lésions sont rarement localisées à lorifice
valvulaire; il y a en même temps des lésions d’en-
docardite pariétale et en cas de lésions d’un ori-
fice artériel, lésions végétantes de l’endartère au voisinage des valvules.
L’examen bactériologique des végétations y montre constamment la présence du streptocoque.
Le myocarde et le péricarde sont en général intacts. Les infarctus sont nombreux, beaucoup plus
fréquents en général qu’on ne le supposait par l’é-
tude clinique du malade. Aucun de ces infarctus ne suppure. Ils se rencontrent surtout dans la rate qui est toujours volumineuse, le foie, les reins qui présentent souvent en outre des lésions de néphrite parcellaire thrombo-glomérulaire.