‹ Contribution à l'étude de l'enfance coupableChapitre 39 sur 54 · IL. — PHÉNOMÈNES ÉPILEPTISANTS SURAJOUTÈS · texte numérisé non relu

IL. — PHÉNOMÈNES ÉPILEPTISANTS SURAJOUTÈS

La débilité imtellectuelle et morale s'accompagne assez lréquemment d'un syndrome qui lui donne un caractère. morbide encore plus accusé. Ce syndrome est constitué par ce que nous appelons les phénomènes épileptisants. Il appartient aux individus atteints de ce que M. le prclesseur Jean Lépine nomme « psycholepsie ». Ce n’est pas de l’épilepsie vraie, ce n’est pas la crise de haut mal, cest un ensemble de symptômes qu'il est intéressant de grouper parce qu'ils se rattachent à quelque chose de commun à toutes ces manifestations : un état de subconscience, de dédoublement de la personnalité.

On a cru pendant longtemps que, seule l’épilepsie convulsive était capable d'engendrer des psychoses épileptiques. Mais Morel a montré que les épilepsies non convulsives peuvent aussi se traduire par des syndrômes psychopathiques qui sont des manifestations de cette « épilepsie larvée » comme le sont d'autres syndromes, tels, par exemple, que la migraine.

«Le domaine de l’épilepsie, nous dit Castaigne (1), s'est accru singulièrement au fur et à mesure qu'on étudiait mieux, d'une part, les crises convulsives, d'autre part, l'ensemble des accidents que peuvent présenter les épileptiques en dehors de la grande crise. »

Beaucoup de médecins se sont, dès lors, préoccupés de la question de l'épilepsie fruste et de la mentalité des sujets atteints de ce mal. Rimbaud et Grasset en ont étu-

dié les conséquences médico-légales.

(4) Casraiexe. — Chronique in Journal médical français (15 avril 1912).

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