‹ Contribution à l'étude de l'enfance coupableChapitre 53 sur 54 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Ï. — Il résulte de notre enquête que trois facteurs primordiaux régissent l'éclosion de la criminalité infanile :

L'hérédité;

La constitution:

L'éducation et le mieu.

II. — Il existe des types de débiles moraux, sur lesquels toute tentative d'éducation est nulle pour leur donner une valeur sociale. Mais ces anormaux sont relativement rares (monstruosités).

Le plus fréquemment, on se trouve en présence de jeunes dégénérés chez lesquels le déséquilibre du développement des facultés intellectuelles et morales peut être compensé par une éducation spéciale. Ces délinquants correspondent aux types que nous avons décrits de débiles moraux, d'épileptisants, d'infantiles.

Ce fait nous explique pourquoi la craninalté infantile se développe surtout dans les milieux où la désagrégation familiale détermine l'abandon de l'enfant et où l'exemple, par la promiscuilé avec des milieux tarés, détermine la perversion de ces cerveaux éminemment suggeslionnables.

II. — I] faut donc faire connaître que la prophylaxie de la criminalité infantile réside dans ces deux mesures :

1° Isolement de l'enfant, mais non pas isolement dans une maison de correction, c’est-à-dire dans un milieu semblable à celui où 1l s'est souillé;

2° Education, analogue à celle que l’on tente pour les anormaux intellectuels, mais bien plus difficile encore. Cette éducation sera basée sur une étude psychologique attentive du développement des facultés intellectuelles et morales de l'enfant, de facon à combler les lacunes et à rétablir l'équilibre mental dont le trouble résulte d'un défaut de développement des centres nerveux.

Voilà le résultat de nos observations.

Vu : Vu:

Le Doyen, 4 Le Président de la Thèse, HUGOUNEN(Q. LACASSAGNE.

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