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des petits, nous découvre la genèse d'une vie morale au travers d’une vie sentimentale précocement suscitée. Il nous fait sentir comment, dans la société, les enfants font parte de bien des drames où ils n'agissent pas, mais qui peuvent influer profondément sur la formation de leur caractère. C'est aux parents, c'est aux éducateurs qu'il appartient de graver dès le jeune âge, chez leurs élèves, une impression de courage et de virilité.
Dans une conférence faite à l'Université des Annales, le 15 janvier 1912. M° Ilenri Robert exposait les degrés d'évolution de l'inteligence dans les premières années, la façon dont l'enfant apprend dans les livres ou ailleurs le goût des aventures, des voyages, la soif de l'or, la gloire du crime. Il en vient ensuite aux remèdes, et c'est là que tous les sociologues, tous les éducateurs ont voulu proposer leurs méthodes, très diverses, quoique basées sur des principes communs : lutte antialcoolique, assaimissement des logements ouvriers, réforme de l'apprentissage, éducation morale plus attentive, organisation d'une répression spéciale pour les crimes d'enfants, œuvres de protection des enfants coupables.
Il ne nous appartient pas de développer ici toutes ces causes sociales de la criminalité, toutes ces théories de morale et d'éducation. Notre collègue et ami, le docteur Jacquetty, l’a fait bien mieux que nous dans sa thèse si intéressante.