Contribution à l'etude de l'entropion [electronic resource]
Connu depuis longtemps, puisque Celse propose déjà un traitement, l'entropion a été très bien décrit par un grand nombre d'auteurs. Demours, Weller, Nimier et Despagnet. DeGrcefe, Maclienzie, Bowmann, Wenzel, Williams, F\ichs. Berger, Panas, de Wecker et Landolf en parlent assez longuement dans leur Traité de maladies des yeux. Coursaget, Gaye. Giraud, Branchu. Issoulier, Menu, Meyer, Parant, Parasit. Couléard-Desforges en ont fait le sujet de leur thèse inaugurale. Il nous a semblé cependant que l'étude étiologique de cette affection laissait encore à désirer et que l'on s'était plutôt occupé des divers procédés opératoires, fort nombreux d'ailleurs, qui ont été préconisés pour la combattre.
y\ussi. avons-nous cru qu'il ne serait pas sans intérêt de rechercher les diverses causes qui peuvent produire l'entropion et d'essayer d'en dégager quel-
ques considérations générales pour le traitement qui nous paraît le plus rationnel pour arrêter la marche de l'affection et éviter souvent des opérations qui, malheureusement et malgré leur grand nombre, ne mettent pas toujours à l'abri des récidives.
Nous nous occuperons surtout del'entropion inflammatoire, qui est le plus souvent le résultat d'une inflammation des paupières, laissant de côté l'entropion qui reconnaît pour cause une lésion organique contre laquelle une opération seule peut donner quelques bons résultats.
Nous commencerons notre travail par une étude succincte de l'anatomie des paupières, en insistant de préférence sur les points qui nous paraîtront le plus intéressants et qui pourront nous donner quelques explications sur les phénomènes de l'affection qui nous occupe, surtout au point de vue de ses causes et de la façon dont elle se produit.
Dans un second chapitre, nous étudierons les symptômes, le mécanisme et la marche de cette affection.
Dans le troisième, nous passei-ons en revue, les diverses causes qui peuvent produire l'entropion.
Enfin, dans un quatrième chapitre, nous parlerons du traitement basé sur l'étiologie et nouL- essaierons d'en dégager quelques considérations pratiques.
Xuus icrniineiuns par les observations et les conclusions.
Qu'il nous soit permis, avant d'aborder l'étude du sujet de notre travail, d'adresser nos meilleurs remerciements à M. le professeur Pénières. qui nous a fait le gi-and honneur d'accepter la présidence de notre thèse.
Nous n'aurions garde de passer l'occasion de montrer toute la sympathie que nous avons pour M. le Professeur Bézy. Ses leçons pleines d'esprit et de bon sens resteront continuellement gravées dans notre mémoire. C'est à lui que nous devons d'avoir appris à débrouiller les cas si difficiles de la clinique infantile.
MM. les professeurs Vieusse et Rispal ont bien voulu accepter d'être membres du jury. Nous sommes heureux de saisir cette occasion pour les remercier de leur bienveillance en môme temps que des bons conseils qu'ils n'ont cessé- de nous prodiguer dans le courant de nos études médicales.
M. le docteur Dumont, chef de clinique ophthalmologique à l'Hôtel-Dieu, nous a inspiré le sujet de notre thèse. Nous le prions d'accepter toutes nos marques de gratitude.
Enfin, que tous nos niciîtres de la Faculté et des Hôpitaux reçoivent les marques de notre profonde reconnaissance.