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reste, le Rorschach et le Rey nous l’apprennent bien, qui ne
peuvent utilement être appliqués à des fins diagnostiques avant l’âge de 5 ans au moins. Enfin, nous voudrions citer pour finir une phrase de M. Dewey (Ecole de demain) (p. 20) qui stigmatise l’incompréhension des adultes à l'égard de la turbulence enfantine et qui s’appliquerait tout aussi Justement à l’entourage des épileptoides : « Si l’adulte considère volontiers la perpétuelle agitation de l’enfance comme dénuée de sens, c'est tout simplement parce qu'il n’a plus besoin, lui, d'apprendre à connaître par l’expérience un monde auquel il a su s’adapter »..
De ce parallélisme que pouvons-nous déduire ? Simplernent que dans le cadre de la psychopathologie, comme dans celui du développement normal de l’enfance, les rapports entre le monde et l’être forment un tout indivisible où perception et comportement s’intriquent et qu’à une modalité semblable de ces rapports s'associent des manifestations bioélectriques cérébrales analogues. Nous ne pouvons toutefois oublier pour autant que si des «existences au monde » sont ainsi comparables, leur - identité est rendu fondamentalement impossible par le caractère de devenir qui donne sa note à tous les stades du développement de l’enfant. En face de celui-ci « il importe, en effet, de ne jamais oublier que l’on n’est pas en face d’un état stable mais d’une évolution orientée » (1). .
Le rapprochement que nous avons présenté ne peut être valable qu’en lur-assignant ses limites. Subsiste entre ces deux : termes le fossé qui sépare le normal du pathologique. Les caractéristiques que nous avons retrouvées chez l’enfant et chez l’épileptoïde ont une intensité bien différente pour l’un et pour l’autre. Quand bien même d’ailleurs leurs conduites seraient identiques, il resterait que l'enfant les utilise alors que le malade
les subit.
Nous'avôns seulément voulu, àu cours des quelques pages
(1) E. PICHON. — Le développement psychologique de l'enfant et de l'adolescent, p. 17.
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qui précèdent, rapprocher en les appliquant à à l’épileptoïdie des considérations d’inspirations différentes mais qui, ainsi réunies, nous ont paru ouvrir des perspectives RCE AE Fais ce domaine de la psychopathologie.
Une analyse phénoménologique du comportement: épileptoïde permettrait d'expliquer celui-ci dans le cadre de la gestalt-
théorie par les situations perceptives propres à ces sujets, ce
caractère particulier de leur perception étant essentiellement
mis en évidence par des tests tel que le Rorschach et le test de Rey.
Les modifications électro-encéphalographiques enregistrées chez ces malades, envisagées comme des perturbations «de ce qui est purement cérébral dans cette prisé de contact de nofre
corps avée le-monde extérieur » donneraient à l'hypothèse envi-,
sagée ci-dessus une confirmation physiologique “out en soulignant le voisinage si ce n "est l'unité de LAURE et de l ie leptoide. | :
Enfin, le rapprochement des comportements semblables de l’épileptoide et de l’homme normal au cours de sa deuxième enfance, avec l’analogie de leurs FPMO CÉSAR viendrait soutenir encore cette hypothèse.
Ce ne sont là que perspectives et nous n’avons pas la pré-
tention d’avoir rien démontré. Nous avons seulement voulu nous demander, en justifiant notre question, si la conception de l’épileptoïdie envisagée comme une perturbation dans la prise de conscience des messages sensoriels, cornme une anne troublée entre le monde et l'être, ne donnerait pas à à cette entité la
cohérence structurale que l’on est en droit d'espérer y trouver.
de — L'épileptoïdie nous est apparue historiquement et pratiquement comme un cadre descriptif dans lequel s’insèrent : 4 La mentalité propre à un grand nombre d’épileptiques avérés ; 2° La réunion en syndrome de troubles els considérés comme des équivalents mineurs de l’épilepsie vraie; 3° La constitution caractéristique de certaines familles dans lesquelles figurent des épileptiques.
IT. —— La suspicion d’épileptoïdie, pour être maintenue, nous a paru devoir demander sa confirmation à : 1° Un tracé E.E.G. comportant l'inscription de De mies considérées comme pan ni de « l’épilepsie qe itrique »; tie structure particulière de la perception formelle révé'ée par l’emploi de tests projectifs et de tests de mémoire. IT. — Le manque apparent d’homogénéité de l’épileptoïdie nous a semblé pouvoir être résolu en envisageant celle-ci comme une modalité pathologique de l’existence au monde. 1° C’est la forme de la perception intégrative du monde qui dominerait le problème de l’épileptoiïdie ; 2° Cette forme expliquerait le comportement pathologique de ces sujets ; 8° Leurs caractères électroencéphalographiques propres traduiraient la perturbation du substratum organique de leur conscience perceptive ; :
/ 4° La comparaison de l’épileptoïde et de l’homme normal au cours de sa deuxième enfance, placés l’un et l’autre mais pour des raisons différentes dans une situation dialectique semblable avec leur environnement, serait féconde.
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IV. — Ces conclusions comportent un corollaire nosologi- ‘que. 1 En effet, envisagée ainsi sur le plan des relations que l’être entretient avec son monde, l’épileptoïdie n’aurait plus à être située ou limitée par rapport à l’épilepsie. Ces deux entités deviendraient complémentaires et non plus contiguës. Entre elles il ne saurait y avoir des barrières, mais seulement des liens.