CHAPITRE PREMIER
Physiologié :
La structure et le développement du corps thyroïde
nous montrent que cette glande est le siège d’une secrétion particulière, la substance colloïde qui représente en réalité une secrétion externe. D’ après Oswald cette substance colloïde est composée de : |° une nucléo-proteide renfermant du phosphore ; 2° d’une substance iodée, la pe rime d'où dérive l iodothyrine de Baumann.
C’est la thyréoglobuline qui est l'agent de fixation de l'iode introduit dans l’économie ; de sorte que l'iode de la thyroïde varie donc suivant son apport dans l'organisme plutôt que suivant la fonction de la glande. Sa quantité ne peut donc servir à mesurer l’activité de la thyroïde.
Et l’on a pu constater que les propriétés de l'iodothyrine ne se superposent pas complètement aux propriétés de l'extrait thyroïdien total
En effet, l'iodothyrine augmente l'excitabilité du pneumogastrique, des dépresseurs et des vaso-dilata-
teurs ; elle modère donc nu ee du cœur. Par “là même, elle apparaît encore comme. antagoniste de l’iode qui a des effets "opposés, de sorte qu'on peut considérer la thyroïde comme chargée de fixer l’iode et d'en neutraliser les effets sur la circulation. C’est là un des rôles physiologiques de cet organe. Sur les échanges nutritifs au contraire l'iodothy-
rine exerce une âction identique à celle de l'extrait ,
thyroïdien ; elle les accélère, augmente la quantité des urines, l'élimination de l’azote total. ee
De ces données, on est en droit de conclure que la thyroïde contient plusieurs substances différentes dont un terme est connu, la substance colloïde, qu'on ne peut identifier à la substance spécifique.
En effet, le défaut de cette dernière. engendre le myxædème et l'iodothyrine n’a aucune influence sur les accidents du myxædème humain ou expérimental.
On peut donc de tous ces faits tirer les deux … conclusions suivantes :
1° La substance colloïde représente la secrétion externe de la thyroide, par laquelle la glande intervient dans le métabolisme de l’iode et exerce une influence sur les échanges nutritifs en même temps qu'elle défend l'organisme contre l'intoxication iodique ; É
2° En plus de cette fonction, la thyroïde doit être le siège d’une secrétion interne inconnue actuellement par laquelle elle produit une substance spécifique dont le défaut engendre le syndrome connu sous le nom de myxæœdème.
On a pu isoler de la glande de la choline à laquelle
ARE on An huctait son action hypertensive et des lipoides, | ; auxquels on-a voulu faire jouer un rôle dans le déterminisme de certains symptômes de la pathologie
thyroïdienne (tachycardie, exophtalmie).
Si la physiologie normale de la glande thyroïde a pu se préciser dans ses grandes hipgines, il est actuellement impossible d'en dire autant du mécanisme physio-pathologique qui préside aux syndromes d'hypothyroïdie, d’hyperthyroïde ou plutôt de dysthyroïdie. Si le myxœdème est mieux connu en raison de l'expérience de certains faits cliniques ou thérapeutiques, le. syndrome qu'on Jui a opposé et qu'on a. essayé un peu trop schématiquement d'identifier à la maladie de Basedow, l’est beaucoup moins.
Enoflet de nombreuses théories touchant l’étiologie etla pathogéniedu our ome de Graves-Basedow ont pu être émises sans qu'on puisse à l'heure actuelle donner une explication de cette maladie.
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