CHAPITRE Il
Conceptions nouvelles sur l’étiologie et la pathogénie du goitre exophtalmique
. Si, dans de nombreux cas, on a pu fixer l’étiologie des goiîtres exophtalmiques, si l’on a pu relever à l’origine une infection aigue telle que la fièvre thyphoïde, le rhumatisme articulaire, la scarlatine ou desinflammationst hyroïdiennes d’origine streptococcique, éberthienne, ourlienne, pneumococcique ; si l’on a puincriminer aussi des infections chroniques telles que la syphilis, la tuberculose, il reste encore un certain nombré de facteurs qui n'ont pu être isolés avec précision. Nombreux sont les cas survenant à la suite d'émotions violentes, de peur vive, de chagrins. Le traumatisme lui-même a FL être incriminé d'une façon précise. |
Il reste encore un grand nombre de cas se rattachant aux relations fonctionnelles qui existent entre la thyroïde et les autres glandes à sécrétion interne.
Si, dans cette dernière catégorie, on rencontre moins de goîtres exophtalmiques à allure clinique:
Re
A ce sujet on doit : réserver une Lrinde part à aux ‘rapports qui existent entre le corps thyroïde et les
glandes sexuelles de la femme: Et nombreux sont É
les syndromes basedowiens se. manifestant aux : diverses périodes de la vie génitale de la femme : | : ‘5à l’époque de la puberté, de ‘la ménopause, ouse … trouvant en relation avec la grossesse ou les troubles:
menstruels divers, aménorrhée ou dysmenorrhée. ds
Une part doit être aussi réservée aux goitres base-
dowifiés dont nous retrouverons un cas dans nos =
observations.
Il résulte donc a l’étiologie a
du syndrome Basedowien des mêmes conceptions hypotethiques dans sa pathogénie. Si nous laissons de côté les anciennes idées qui ont voulu faire de la maladie de Basedow.une maladie du cœur ou une névrose, nous ne nous trouvons plus en présence que de deux théories.
1° Une théorie nerveuse.
2 Une théorie thyroïdienne ou glandulaire.
Cette dernière paraissant la plus importante. Nous allons passer en revue ces deux théories, en
nous servant de la monographie qu’ ‘en a fait le professeur J, Parisor.
Mipébeale: ha Haiuos, ue en. même . 4 ï. : >
qu apparaissent des troubles de: vaso- -constriction de
oh conjonctive, de l'iris (ce qui ‘contribue à ‘donner |
l'éclat du regard classique dans la maladie) et. de vaso-dilatation des vaisseaux de la rétine. Lo
Malheureusement ces. symptomes. ‘ne. sont: qu
à passagers etil y'avait lieu de chercher ! une “excitation continue du sympathique de manière à produire des manifestations identiques et durables. CLERET paraît avoir obtenu quelques résultats. ss :
D'autres arguments ont été tirés de la clinique. : si JaBoULAY, en 1896, a montré l'heureuse influence -qu'exerce la section ‘du sympathique cervical sur la symptomatologie de la maladie et un certain nombre d'observations ont pu être recueillies, qui ont montré une disparition progressive et lenté del’ exophtalmie, : des troubles nerveux et de la tachycardié.
D'autre part on a pu retrouver à l’origine de la mire des causes pathologiques d'exéitation du
| ue
sympathique “ile une pachypleurite du sonne gauche ou dans un autre cas une irritation du gan-: os cervical inférieur. par des SURHoRe lymphatiques tuberculeux. | |
Mais tous ces cas dans lesquels il a été possible -di incriminer + altération du sympathique sont assez rares. À l'heure actuelle on fait une part de plus en plus grande aux théories glanduiaires et l’on a une tendance à voir dans l'excitation du sympathique une conséquence plutôt qu'une cause des perturbations de la glande thyroïde. Malgré tout on ne doit pas écarter toute participation du système nerveux dans la pathogénie du goître exophtalmique, car lon sait que ce syndrome se manifeste surtout chez des sujets à prédispositions nerveuses et dans de l’origine soit une
nombreux cas on à pu relever à émotion violente, soit des émotions répétées, chagrin Ou choc moral.