‹ Contribution à l'étude de L'Épreuve de l'Adrénaline et de l'Hypophyse dans les syndromes endocriniens et en particulier dans les syndromes BasedowiennesChapitre 8 sur 23 · AE NÉE · texte numérisé non relu

AE NÉE

C’est en étudiant l’action cardio-vasculaire de cer-

tains extraits d'hypophyse que Craune et Porax signalaientincidemmentun certain degré de ralentissement

du pouls chez un malade atteint de goiître exophtal-. -mique à la suite d’une sue si extrait hypophysaire. | ur :

lis èurent ensuite Pere duulies ce phénomène chez 13 Basedowiens et de décrire une épreuve “del Hypophyse dans la maladie de Basedow, épreuve se basant sur deux faits : la glycosurie hypophysaire et le ralentissement du pouls.

Voici la technique qu’ils suivirent et les résultats qui furent obtenus. ae

L’extrait hypophysaire employé fut cela .

en partant du lobe postérieur et tiré de telle sorte que 1°* du produit injectable équivale à un demilobe postérieur d’ hypophyse de bœuf.

CraAUDE se servit en injections intra-musculaires de

| a: services. -

+ Chez l’ homme nor rmal, ne LAUDE a | constaté dans L | minutes qui suivent. l'injection ‘intra. - musculair d’ extrait hypophysaire ‘une réaction hypotensive | assez nette et de peu de durée. Cette durée use È cependant se prolonger suivant la quantité d'extrait. employé. Af bout d’ un temps plus ou moins variable,

Fa; pression maxima remonte vers a. normale. La.

pression minima suit en général la marche descene . ji dante de la MARIA PU Ne ce à re | Ces résultats paraissent Ier à l'encontre de toutes les théories émises jusqu’ à ce jour par les ne : gistes ‘anglais qui ont. démontré que les extraits | hypophysaires déterminaient de l’ hypertension. | Mais Craune et Houssaye paraissent insister sur ce" fait que les réactions ne se manifestent plus de la. même façon, suivant que l'on utilise l'extrait total ou l'extrait du lobe postérieur seul et d’une façon générale avec ce dernier extrait, ils indiquent en. résumé comme réaction « hypertension immédiate. -de peu de durée, suivie d’hypotension manifeste DA

LH

En outre le pouls subit quelques modifications. Rarement il diminue dans sa fréquence. Plus souvent, le nombre des pulsations augmente en même temps qu'apparaît une certaine pâleur des téguments, et si les malades ont absorbé avant l'injection un repas : composé de 100 grammes de pain, 75 centilitres de lait et 80 grammes de sucre, apparaît pendant un temps plus ou moins long de la glycosurie. |

En résumé, chez un sujet normal, les auteurs ont

hf

: nn. à on Pi res du un päleur de tégu- | ments, glycosurie, qui sont l'indice d'une action | manifeste : sur le sympathique, modification dans la

| pression qui, hypertensive dans les premières minu-

tes, devient légèrement hypotensive ensuite. |

L'épreuve fut répétée chez 13 Basedowiens typi= ue et les résultats furent les suivants :

Pâleur du malade, glycosurie manifeste cl | accentuée que chez un sujet normal. Mais, alors que . chez ce dernier le pouls parti de la normale $’accé- lère ‘en général de façon notable, chez les Basedowiens Ja courbe est inverse. Le pouls qui est __ accéléré avant l'épreuve, se ralentit par l'injection d'extrait hypophysaire et souvent d’une façon consi-

dérable. 4e :

Dans une observation la chute fut même de 42 pul= sations ; le maximum d’ abaissement est rapidement “atteint, dans les 10 premières minutes en général, quelquefois au bout de 30 minutes. Et cette bradycardie peut se maintenir en général pendant 1 heure.

La pression varie dans le même sens que chez les sujets normaux. Au début dans les premières

minutes, augmentation de pression, puis diminution .

Ja plupart du temps en-dessous du taux normal.

CLauDe et Porax cherchent à inter prêter ces el tats en admettant que l’hypophyse renferme des principes capables d’exciter et le sympathique et le pneumo-gastrique ; c’est-à-dire l’ensemble des nerfs de la vie végétative et interprétant le ralentissement

cardiaque provoqué par l’hypophyse, comme une

démonstration de l'effet principal qu'elle produit

< sur le cœur des Fe résultant dé Tan |

tion de là 10° paire, ils tirent la conclusion suivante, ne que chez les sujets non Basedowiens, l'hypophyse

agit sur le système cardiaque « en excitant les accé- ;

lérateurs sympathiques, tandis que dansla tachy cardie basedowiènne, les accélérateurs, constamment exCI-

tés ne réagissent plus à l'hypophyse et c'est à.

l'action modératrice de la 10° paire. qui l'emporte. à

Et ayant voulu voir ce que donnerait, sur la tachy- “4 ‘cardié basedowienne, l'adrénaline qui est l'excitant par excellence du système sympathique ils consta-

térent un effet hypertenseur des plus nets. La fréquence du pouls au lieu de baisser comme à la suite d'injections d’hypophyse a, au contraire, augmenté dans des proportions plus du moins consi-

dérables. L' injection, d’adrénaline a ainsi provoqué

une légère excitation des accélérateurs: et il s’agit

donc d' une réaction tout à fait opposée à la réaction

provoquée par l'hypophyse.

CrAUDE et Porak se sont ensuite adressés à de

malades dont l'état comportait une opothérapie thyroïdienne. Ils leurs ont fait ingérer quotidiennement

: 10: à 20 centigrammes de Pre de thyroïde. Ce

traitement a provoqué quelques- uns des symptômes ébauchés de Basedowisme (tachycardie, sueurs, diarrhée, émotivité) et ils ont pu comparer alors les réactions de ces sujets à l'adrénaline et à l’ hypophyse avant et après l’ingestion du thyroïde.

Ils avaient constaté que avant le traitement, l'injection d'extrait hypophysaire déterminait une.

accélération du pouls variant de 8 à 24 pulsations

res

CONTES ans te 20 premières minutes et produisait une | Négére baisse de la pression systolique, 2.02,

S : Après avoir provoqué par le traitement chez ces “e re. un état de surthyroïdisation se traduisant

eliniquement au moins par de la tachycardie, ils

purent constater que l'injection d'extrait hypophy- . saire fut suivie d'un ralentissement net du pouls qui a pu atteindre dans certains cas 20 pulsations, et. d'une chute de la pression systolique plus marquée : qu ‘avant l'ingestion de substance thyroïdienne.

L'injection d'adrénaline chez ces malades surthyrotlés a fait noter une accélération du pouls variant entre 20 et 30 pulsations avec phénomènes g généraux qui dans certains cas furent assez pénibles (angoisse, céphalée, vomissements).

L'ensemble de leurs observations leur a permis d’énoncer | hypothèse suivante : « que la présence dans l'organisme de produits thyroïdiens déversés par l’activité glandulaire exagérée ou introduits artificiellément favorise les réactions aux substances contenues dans les-extraits hypophysaires, comme à l’adrénaline et provoque des phénomènes assez spéciaux, assez constants pour qu'on leur reconnaisse une valeur pour dépister certaines insuffisances ou certaines hyperactivités glandulaires, » Et ils considérent ces abaissements du nombre des pulsations sous l'influence de l'injection d'hypophyse comme suffisamment constants pour constituer un nouveau signe du goitre exophtalmique qu'on pourrait appeler le « signe de l'hypophyse ».

Partant de ces données, ils se sont appliqués à

din ie L a quels

CR RARE tachycardié, les troubles vaso-moteurs s He moins re

ee sines au non ne vue. ne réagissant Le différemment à l'hypophyse. Fa

Et ni est certain que ces ‘considérations basées sur.

le résultat à l’épreuve peuvent avoir quelque i intérêt ‘+ au point de vue de la therapentique. rs

tes D'autre part Gaœrsex, de Baltimore, : a, récemment, HER de l'existence chez les Basedowiens de réac : . É tions vives à des doses minimes d'adrénaline insuff- es DES

| santes pour déterminer chez des sujets normaux ‘unes nu réaction quelconque. NA Ua d LT … Goxrsen expose ainsi le us de ses ; épreuves : ;

« Dans les états d'hyperth yroidisme üÜ' y aune senstbélité constitutionnelle très accrue à l'adrénaline. + Dans des états d'hypothyroidisme au contraire il y na une tolérance accrue pour ce produit administré ee Re par la voie hypodermique. » :

Quand la réaction est positive, " à y a boue | roïdisme, il ÿ a habituellement 1 une hausse rapide de la maxima et une chute de la minima. Dans les cas où la réaction est Here e la chute dé la minima seule F : s’observe. UE UT Er Il y a le plus souvent une accélération du pouls. Après 30 ou 35 minutes il y a une légère chute de la pression et du pouls avec après une élévation secondaire caractéristique suivie enfin après { heure ou ‘:

AT Eee d0 { heure 1/2 d’une nouvelle chute qui ramène la pression et le pouls à leur taux normal. HUE

Sans limiter aux seuls syndromes basedowiens l'épreuve. de l'hypophyse, Craupx l’a étudiée dans différentes autres affections de l'appareil endocrinien. :

-Dans le myxœdème il a constaté une réaction nettement en opposition avec celle du goître exophtalmique. : à

En effet dans aucun des cas de myxœdème obser- -vés, lé ralentissement du pouls n'a été notable. Dans certaines observations le pouls s'est maintenu autour du taux normal. Dans d’autres au contraire l’accé-. lération du ‘pouls fut beaucoup plus . marquée que chez la plupart des sujets normaux. Ainsi dans un cas observé l'augmentation fut de 20 pulsations.

Dans un cas d'acromépgalie l'épreuve de l'hypo-

physe fut normale.

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