‹ Contribution à l'étude de L'Épreuve de l'Adrénaline et de l'Hypophyse dans les syndromes endocriniens et en particulier dans les syndromes BasedowiennesChapitre 7 sur 23 · THÉORIES GLANDULAIRES · texte numérisé non relu

THÉORIES GLANDULAIRES

C'est Mæœsius qui ‘le premier en date invoqua un° trouble d'hypersécrétion dans le goitre exophtal- mique, mais dans ces dernières années, on à une tendance à accorder un rôle important al. hypophyse, au thymus, à l'ovaire. Malgré tout une place : Impor- . tante est réservée à la glande thyroïde.

a) Théorie thyro-génitale. — Une des plus-anciennes théories est celle de la théorie thyro-génitale. On connaît depuis longtemps les relations fonctionnelles qui stent entre la thyroïde et l’ovaire. Ces

5 É MORE al 19 .

rapports”ont été démoutés os et expérise mentalement et l'on a pu constater qu ‘ils étaient : antagonistes. En clinique on peut constater |’ hyper-

î trophie du corps thyroïde au moment de la puberté; de la ménopause, dei la menstruation. Cette exagération de la sécrétion thyroïdienne a pour résultat de maintenir une certaine harmonie fonctionnelle du système thyro- -ovarien. Quand cette harmonie disparaît, des troubles apparaissent et c'est pour cette raison que l'on a constaté que l'insuffisance ovarienne ou la menopause ont pu provoquer ‘l'apparition du syndrome basedowien.

| thérapeutique ge venue appuyér cette conception et on a été à même de constater |’ amélioration ou même la guérison d’un goitre exophtalmique par l'opothér apié ovarienne. j

bT héorie hypophysaire. — La théorie thyro- “hypophysaire a été émise.en 1905 par SaLmox et depuis cette époque de nombreux faits cliniques et thérapeutiques sont venus appuyer cette théorie. On a constaté en effet que l'opothérapie hypophysaire étaitcapable de produire une amélioration très nette dans l'état de malades atteints de goitres exophtalmiques, et Deuiire. J. Panisor, AZAN ont pu ainsi publier une série d'observations probantes.

Certains faits expérimentaux rapportés par CARRION et J. Parisor ont montré que les extraits hypophysaires semblent jouir de propriétés antagonistes vis-à-vis des extraits thyroïdiens et que d’autre part la sécrétion de l'hypophyse exerce une action vaso-

thyroïde. NE CES

VE

: “Enfin, dans les c cas s de lésions: de r une ou l'autre

de ces deux glandes, on a pu montrer l existence de.

relations fonctionnelles, par les modifications structurales trouvées au microscope. C'est ainsi qu à Ja.

suite de thyroïdectomie ou d'affection du. corps

thyroïde on a pu constater Nip manifeste

de l’hypophyse.

De même l'atteinte de Dobhysc est | capable à

done une RpÉRAPEe. secondaire du -COrPE

a thyroïde. ee a LAN EN

De toutes ces He SALMON a pu ‘conclure. de

: la sécrétion hypophysaire modère et règle. celle de | la thyroïde et que si, dans un certain nombre de cas,

la lésion du corps thyroïde est primitive et celle de l’hypophyse secondaire, dans d’autres .cas l'ordre pouvait être renversé.

c) Théorie thymique. — Cértains auteurs ont.

voulu faire du thymus un facteur pathogénique de la À maladie de Basedow. Ils ont invoqué pour cela la persistance de la glande thymique dans certains goîtres exophtalmiques et ont échaffaudé leur théorie sur l’intoxication par des poisons thymiques, sur 1 hyperthymisation.

Mais jusqu ici les faits cliniques ou thérapeutiques n'ont pu encore préciser le rôle du thymus dans la pathogénie du goître exophtalmique.

d) Théorie thyro-surrénale. — La théorie thyrosurrénale a été surtout défendue par les Allemands et les Autrichiens. Elle repose sur la conception des

constrictive assez durable au niveau de la glande RAP

relations qui existeraient entre la thyroïde, les surrénales et le pancréas. Dans lhyperthyroïdisme dé y |

aurait inhibition du pancréas et stimulation’ ‘du SYS=.

a tème chromaffine, Il en résulterait une. hypersécrétion d’adrénaline. Or, comme cette dernière substance est un bon excitant du sympathique, on

pourrait de la sorte expliquer certains, troubles

Caractéristiques de la maladie de Paso don, tels que exophtalmie, tachycardie.

On peut faire un certain nombre d'objections à

cette théorie qui a été étudiée et critiquée par GLEY

dans la thèse de Crérer. En effet, on a pu démontrer

que F hypertrophie surrénale n’est pas très fréquente k

dans le goître exophtalmique et que plusieurs fois …

on a pu noter l'association de cette affection avec le.

syndrome d’Addison, ART

De sorte que si dans un certain nombre de cas, le goître. exophtalmique s’est caractérisé par une forte

instabilité sympathique, d’autres fois il y a eu prédo-

minance de symptômes dûs à l'excitation du système autonome, d’où, dans cette affection, on peut dire qu'il existe des malades sympathicotoniques ou vagotoniques.

On a admis a longtemps, et cette hypothèse a été renforcée au cours de cette guerre par les nombreux cas de Basedow d'origine ‘émotionnelle,

la filiation pathogénique suivante « Excitation du

système nerveux, action de celui-ci sur les surrénales, hypersécrétion consécutive d’'adrénaline qui détermine alors une exultation anormale et perma-

nente du grand sympathique, excitation | consécutive |

“de la thyroïde et hyperfonctionnement PR RN |

C est une hypothèse très vraisemblable pour jo cas de maladie de Basedow reconnaissant une ori-

gine émotionnelle et. S Ho d' une hyper à

tension. marquée. RS Mais cette hypothèse ne s ‘applique plus aux Cas:

s ‘accompagnant d' hypotension, à moins 4 admettré |

un phénomène d inhibition,

La coïncidence du, goitre: -exophtalmique et du . syndrome d’ Addison est connue depuis longtemps. (5 Jezunecx en 191# a insisté sur la fréquence de la

localisation périorbitaire des taches de pigmentation

dans le goiître. exophtalmique, mais une pigmenta-

‘tion plus générale peut se présenter. Et depuis P 8 P Pre P

quelque temps on a pu réunir un certain nombre d'observations, telles que celles publiées par Mar-

LOIZEL, ACHARD, SIREDEY et notre maître le professeur

Enienne, rapportant des cas de Basedow avec symptômes addisonniens. L'origine manifestement émotive a pu être isolée. | : |

Ces idées cadrent avec à constatation de goîtres exophtalmiques.chez les shockés, qui sont des hypo. tendus. Quand l'émotion est assez intense pour produire l’état de shock, elle détermine le plus souvent non plus l'hyperfonctionnement surrénalien mais l'insuffisance surrénale. Le rapprochement est intéressant avec ce qui s'observe chez les commotionnés chez qui Lœæper a noté une hypotension nette avec tachycardie et chez qui pu Rosezze et OBERTHUR ont. noté 3 cas de syndromes basedowiens. :

: émotion # Fe De

à ee ir pathagéique entre la surrénale et a A se i .

ve ÿ

‘lhyrode à savoir : : ie 1° Dés cas de Halade di ue Fe ou moins : F Re d’ origine émotive, montrant L hyperactivité en

. capsulaire sous l’action de l’ émotion réagissant Sur Rois

“fa thyroïde par | le sympathique excité : :

2° Des cas dans lesquels le syndrome basedowien très complet est intervenu chez des déficients surrénaliens ; | ee 7 3 Un se ebélnulie dans lequél 1 les troubles capsulaires se sont surajoutés à la maladie de Basedow, altération des fonctions glandulaires, vraisemblablement par. réaction sympathique ayant leur point de départ dans la dysthyroïdie.

De sorte qu’on peut dire qu’à côté de syndromes. __ basedowiens à tension normale, il existe des goîtres exophtalmiques à hypertension ou à hypotension qui : reconnaissent habituellement une origine ÉMOPNES ec ne e) Tone thyroidienne. — On peut donc voir que dans toutes ces théories glandulaires la part princi-

ie de cette. sécrétion, ©

he théorie de dnebeoidie a a été die au.

: . début. par. Mans qui a considéré comme aa dién

diamétralement opposées | dans leur a et leur pathogénie, le myxœædème et le goître exophtalmique. Comme le myxædème constituait Je type. ‘ clinique de l insuffisance thyroïdienne, il paraissait juste. de considérer le goître exophtalmique comme. l'opposé, c'est-à-dire’ le type de l'hypersécrétion À Morasionns,

…Etle microscope est venu montrer que SP Doi à |

phie mascroscopique dé la glande s accompagnait < Php de ses éléments glandulaires.

De plus l expérimentation a montré que entraitant les myxœdémateux par. des injections d’ extrait thyroïdiens, on arrivait à produire la ‘tachycardie, nn une qui caractérisait la maladie de Basedow.

Enfin en thérapeutique on a noté l’ apparition d'un

syndrome de Basedow chez des porteurs de goîtres |

vulgaires ou même chez des sujets und après

c'est-à-dire qu on ie

| traitement. soit par node. les dure ou Ni opothéra- ni :

pie thyroïdienne. De plus les bons effets du traitement antithyroïdien par les sérums d'animaux éthy-

: roïdés et les bons résultats obtenus par les traite-

ments électrothérapiques où chirurgicaux des goîtres exophtalmiques sont des preuves sérieuses à l'appui de la théorie de l'hyperthyroïdie.. se Cependant on a constaté des faits cliniques mon- trant la coexistence du myxædeme et du goitre |

his de Basedow on a pu obtenir des amélio-

rations sérieuses par l'opothérapie thyroïdienne et

on en est ainsi arrivé à voir dans la maladie de Base-

dow une dysthyroïdie plus qu'une hyperthyroïdie.

Grey a pu.produire des troubles sympathiques en

extirpant complètement l'appareil thyroïdien ; peuton admettre de la sorte que la glande thyroïde secrète une substance douée de la propriété : de modérer É excitabilité du sympathique.

Iscovesco, qui a poursuivi une série de recherches

« sur les lipoïdes du corps thyroïde, a vu qu'on pouvait retirer du corps thyroïde du mouton une série

de lipoïdes provoquant les uns de la tachycardie, des convulsions et les autres de l’exophtalmie. Il en concluerait ainsi que certains symptômes de Ja maladie de Basedow pourraient ainsi s'expliquer par

une incapacité de la glande thyroïde à fixer ces

. lipoïdes ou par une production trop grande de ceux-

ci par l organisme.

Enfin, Gzey et CLerer sont arrivés à démontrer qu'il

existe dans le sang des Basedowiens des substances

éxophtélinique et il est indéniable que dans certains |

OR de

toxiques dont} effet ne peut être comparé à à celui que peuvent produire dans les mêmes conditions les extraits thyroïdiens.

Ilest donc impossible de tirer une conclusion certaine de toutes ces considérations sur la pathogénie du goître exophtalmique. On peut cependant. établir que la genèse de ce syndrome est fort complexe etque si la glande thyroïde joue te rôle prépondérant: soit par exagération de sa fonction glandulaire, soit . plutôt par altération de cette même ton, la cause première de ce trouble fonctionnel paraît résider dans l’altération primitive de certaines glandes à secrétion interne telles que l° hypophyse, l ovaire, les. les capsules surrénales,

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