‹ Contribution à l'étude de l'épreuve de Rotter comme test de carence C utilisable dans l'arméeChapitre 23 sur 23 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1° L'étude de la ration normalement allouée au soldat en campagne présente le plus souvent une teneur faible en vitamine C. Il y a donc intérêt à rechercher précocement par un moyen pratique et simple les ca-

rences frustes en acide ascorbique.

2° Les méthodes habituellement utilisées dans ce but sont ou non spécifiques (méthode du lacet, tests de Goëthlin ou de Dalldorf), ou à la fois délicates d’exécution et d'interprétation discutable (ascorburie, ascorburie de base, méthode de surcharge en vue de l’étude de l’ascorburie, ascorbémie) et nécessitant des recherches de laboratoire précises.

3° Le test de Rotter, avec les modifications techniques qui lui ont été apportées, apparaît comme un moyen simple en quelque sorte clinique, répondant bien au but poursuivi qui est l’étude de la recherche de

la carence tissulaire.

4 L'application systématique de ce test dans Parmée en campagne permettrait de déceler les carences frustes et d'apporter rapidement des correctifs diététi-

ques nécessaires.

5° Nous avons effectué nos recherches dans deux hôpitaux complémentaires et nous avons trouvé 30 % de carencés dans l’hôpital n° 1, et 70 % dans l'hôpital n° 2. Or, quantitalivement, ces malades ont reçu la méme nourriture, dans les deux formations, les rations pondérales ont été scrupuleusement observées : il y a donc un autre facteur qui intervient: c’est le choix judicieux des aliments. Il nous paraît donc souhaitable soit de faire donner à l'officier d’approvisionnement chargé d’effectuer ce choix, un enseignement qui le rende plus apte à cette fonction capitale : la nourriture des armées en campagne, soit plus simplement encore de désigner dans les règlements certains aliments (persil, piments, citron, épinards, salade, oignons) qui devront obligatoirement et en quantité déterminée,

figurer dans les rations normalement allouées.

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Le Doyen, Le Président de la Thése.

JEAN LEPINE. PIÉRY.

Vu et permis d'imprimer : à Lyon, le 9 Septembre 1939

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